Fiducie du Parc Dufresne

Par Nathalie Deraspe

Val-David se pliera aux exigences de Claude Cousineau et ira en référendum

La municipalité de Val-David sondera la population par référendum afin de faire adopter son projet de fiducie d’utilité sociale. Alléguant avoir «fait ses devoirs», le maire Pierre Lapointe se dit confiant de l’emporter.

<br>Le maire de Val-David admet d’emblée que la première mouture «non-finalisée» du projet «n’avait pas beaucoup de barrières». Pierre Lapointe a même évoqué le mot naïf avant de se raviser. Le document a été rédigé de nouveau avec l’aide de l’avocat Jean-François Girard, spécialiste des questions de droit environnemental. Malgré tout, plusieurs aspects importants ont une fois de plus été relevés lors de la dernière consultation publique. «Peut-être avait-on le nez trop près du texte, confesse le maire. Il y avait quelques phrases qui pouvaient être malhabiles.»

Pierre Lapointe promet d’inscrire un code d’éthique dans la troisième version du document, en plus d’augmenter la présence de citoyens élus au sein des fiduciaires. En plus du maire et d’un conseiller, 6 personnes représenteront la population. Parmi celles-ci, quatre seront de Val-David.

Le parc n’accueillera que des locations à court terme, «quitte à les renouveler», a dit le maire. Il laisse le soin aux fiduciaires d’accepter ou non les activités de camping sauvage. Lui et son équipe ont également décidé d’être «plus prudents» en ce qui a trait aux coupes forestières. Certaines interventions pourront être faites pour assainir la forêt, sans plus, précise-t-il. «On ne veut pas que ce soit considéré comme une source de revenus.» De plus, toute exploitation acéricole devra être faite de manière traditionnelle et à des fins éducatives.

Obligation d’auto-financement

La municipalité s’engage à fournir un capital de 100 000$ réparti sur 5 ans, en plus de s’engager à hauteur de 93 000$ par an pour la même période. Les fiduciaires auront l’obligation d’auto-financer la gestion du parc sur 5 ans. «Dire qu’ils le feront, vous ne me croiriez pas», d’ajouter le maire.

La municipalité continuera de fournir divers types de services tels que travaux publics et publicité, mais s’engage à comptabiliser le tout afin d’inscrire ces frais aux sommes accordées en cours d’année. «Ça risque de coûter moins cher à la municipalité qu’actuellement, estime Pierre Lapointe. Mais dire que ça ne coûtera pas un sou c’est autre chose.» Actuellement, le parc rapporterait bon an mal an autour de 100 000$. La municipalité affirme n’avoir aucun plan d’affaires qui permettrait de prévoir avec certitude l’avenir financier du parc.

Val-David entend adopter son projet lors de la prochaine assemblée de conseil le 14 juillet prochain. Vraisemblablement, le référendum aura lieu quelques semaines à peine avant les élections municipales.

Pierre Lapointe affirme que le projet a été expédié à la municipalité de Val-Morin le 13 juin mais que celle-ci ne s’est pas manifestée depuis. «Le parc a toujours eu deux têtes, concède le maire. On s’entendait bien sur la tarification, les tracés et la qualité de l’entretien s’est amélioré. Mais on n’est pas en voyage de noces avec Val-Morin. On est en entente rationnelle.» Le projet de fiducie aurait coûté jusqu’à présent 20 00$ en frais d’avocats.

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S’abonner  
Notifier de