Finir son premier Tour de Beauce

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Par Mathieu Laberge
Finir son premier Tour de Beauce

« Je me suis battu jusqu’à la fin! » – Alexis Cartier

Le cycliste Alexis Cartier a complété son premier Tour de Beauce, il y a une dizaine de jours, en terminant au 63e et dernier rang. Dans le langage cycliste, on qualifie le dernier au classement de « lanterne rouge ». L’athlète de Sainte-Adèle n’a toutefois pas à rougir de sa prestation, car il a fait partie des survivants de ce peloton international qui comptait 134 coureurs inscrits à ce tour de cinq étapes.

« Je suis fier d’avoir terminé, surtout dans ces circonstances. J’ai gagné en expérience en courant à ce niveau dans un peloton où les coureurs frottent plus pour conserver leur place en avant. À chaque épreuve, je sentais que je m’améliorais. Le niveau de compétition était vraiment plus fort qu’au Grand Prix Cycliste de Saguenay, une course à laquelle j’avais participé deux semaines plus tôt », a commenté celui qui a conclu à 1 heure 45 minutes du gagnant, l’Espagnol Pello Bilbao Lopez, 60e au Tour d’Espagne l’an dernier.

Les choses ont mal commencé pour Cartier. À la première étape, il a connu un problème avec son dérailleur avant et cet ennui mécanique a été lourd de conséquences. L’athlète n’a pas été aperçu par son directeur sportif au volant de la voiture d’équipe pour un changement de vélo et il a dû rouler seul pendant 140 kilomètres de cette étape qui en comptait 186, terminant ainsi avec un retard de plus de 38 minutes.

« J’ai terminé l’étape dans les délais (NDLR : sans être disqualifié), mais ça m’a hypothéqué pour le reste du tour. Je n’aime pas abandonner et cette course était un de mes trois objectifs de la saison, alors je me suis battu jusqu’à la fin! »

La deuxième étape a également été mémorable avec une arrivée au sommet du mont Mégantic, tout juste devant l’observatoire, au terme d’un parcours de 169 kilomètres. « Je ne m’attendais pas à ce que ce soit dur comme ça. Honnêtement, c’est une des journées les plus difficiles que j’ai passées sur un vélo!, explique Alexis en ajoutant que les forts vents ont encore plus durci la course. Le peloton a roulé en file indienne pendant toute la journée. »

Le membre de l’équipe québécoise Transports Lacombe – Devinci a tenu bon jusqu’à la dernière étape. Signe que les parcours du Tour de Beauce sont impitoyables, la dernière journée a été marquée par 39 abandons en plus des 3 coureurs qui n’ont pas pris le départ. « Lorsque les gros canons ont commencé à attaquer, je n’ai pas réussi à m’accrocher et j’ai terminé dans le dernier groupe. »

Des sentiers à l’asphalte

Coureur sur route depuis trois ans, Alexis Cartier a tout d’abord ses classes en vélo de montagne où il était un coureur junior de bon niveau.

« J’ai arrêté la compétition en 2010 parce que je voulais faire autre chose. Lorsque j’ai recommencé à rouler pour le plaisir, j’ai tenté ma chance avec un club, car j’étais encore en bonne forme. Et c’est là que j’ai eu la piqûre. J’aime les stratégies et le travail d’équipe du vélo de route, deux facettes qui n’existent pas en vélo de montagne. »

L’athlète âgé de 23 ans qui est étudiant en design de l’environnement à l’UQAM se dit inspiré par son père Richard, un marathonien de haut niveau et un alpiniste qui a fait des expéditions au mont Everest.

« C’est lui qui m’a initié au sport et c’était mon héros lorsque j’étais petit. Il continue de m’encourager dans le sport. Disons que dans la famille, nous sommes pas mal compétitifs et on se ressemble beaucoup là-dessus! », poursuit celui qui aimerait passer chez les professionnels d’ici deux ans.

Alexis Cartier sera des Championnats canadiens à compter de cette semaine. L’Adélois aura une chance de se racheter à l’épreuve de la course en ligne, car elle sera disputée au même endroit que la première étape du Tour de Beauce, celle-là même où il avait connu ses ennuis mécaniques.

 

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