Gilles Boucher: la machine est en marche

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Par Bénérice Jetté

Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson

«Le petit gouvernement de chaque ville a légalement le droit de renverser les décisions de ses prédécesseurs. Quand nous votons pour le changement, il faut s’attendre à du changement», a déclaré Gilles Boucher nouveau maire de Sainte-Marguerite, suite à une première réunion ayant permis de mettre sur pied deux comités distincts.

Le comité «Chemins privés», vise l’élaboration d’un programme d’aide financière permettant aux propriétaires vivant sur des chemins privés, de payer une taxe égale à ceux résidant en bordure de chemins publics. Le comité «Conseil local du patrimoine» pour sa part, a pour mandat de se pencher sur l’opportunité de citer un bien patrimonial sur le territoire de la municipalité.

La question du Centre culturel demeurant un enjeu de taille, M. Boucher a fait réagir en annonçant le renversement d’une précédente décision. «Le conseil a bien sûr évalué le coût de l’éventuelle annulation du contrat de vente, et le montant s’élèverait à zéro. Si HBO décidait de se retirer, nous lui redonnerions son 100 000$ et c’est tout. J’ai rencontré le promoteur, qui a été très correct, et j’attends sa réponse en sachant qu’un moment de réflexion s’impose», note le maire.

Le passage de la firme d’avocats Dunton

Rainville au cabinet Marceau Soucy Boudreau a aussi soulevé des questions. «Je ne remets pas en doute l’intégrité de la firme Dunton Rainville. Il me semblait seulement peu logique de travailler sur des dossiers mettant de l’avant une vision contraire à celle de mes prédécesseurs, en employant la même firme ayant soutenu leurs idées», explique Gilles Boucher. À son arrivée en poste, ce dernier a reçu plusieurs offres d’avocats qu’il a comparé. «L’offre de Marceau Soucy Boudreau de Laval était la plus étoffée, d’autant plus qu’elle suggère sur le plan financier, une économie notable pour la Ville. Rémunérée à un taux horaire raisonnable, ce cabinet doté d’une grande expertise offre un forfait conseil mensuel de 32$ contre celui de 500$ de la firme précédente», souligne le maire.

Pour l’injonction du 18 décembre, où par une citation patrimoniale la Ville tentera de protéger le Centre culturel et tous ses éléments, le maire se voulait bien épaulé: «Un conseil de ville est souverain et a le droit d’effectuer un virage à 180 degrés. Mais il m’importe d’être bien outillé du côté légal, et je fais confiance aux compétences de la nouvelle firme conseil.»

Le nouveau conseil municipal soit, Gilles

Boucher, Lisiane Monette, Johanne Lepage, Daniel Beaudoin, Alexandre Cantin,

Stéphane Longtin et Gisèle Dicaire, est aussi assisté de la directrice générale, Francine

Labelle, toujours en place. «Je reconnais, dans notre travail quotidien, la collaboration de Mme Labelle à 100%, indique le maire. Son implication va dans le sens des valeurs du conseil. Elle a mon entière confiance. Vous savez, elle a par le passé mis en garde les gens en place à plusieurs reprises concernant certains dossiers, mais elle était là pour appliquer les décisions des élus.»

«Pour ma part, j’observe et j’écoute tous les élément de mon équipe en considérant leur opinion, et je réoriente mes idées s’il le faut. Je me veux rassembleur tant à l’interne qu’avec les citoyens, et c’est pourquoi j’ai créé un comité consultatif», ajoute le maire. Ce dernier souligne enfin la signature de la nouvelle convention collective avec les employés de la Ville, qui traînait depuis deux ans, donnant le mérite de cette réalisation dans une atmosphère heureuse, au travail de la direction et au syndicat.

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