Il y a longtemps que je t’aime… la vie!

Par Denyse Pinsonneault
Il y a longtemps que je t’aime… la vie!

Ma nouvelle humanité compense largement je pense pour le visage un peu flétri que me réfléchit mon miroir ce matin. Je vous confirme donc aujourd’hui que mes rides proviennent beaucoup plus du plaisir et du bonheur ressentis pendant ma vie que du contraire.

Et bien ça y est, je viens tout juste de traverser la frontière que beaucoup d’entre nous redoutons tellement! J’ai finalement réussi à passer à travers ce gros cap, sans que ça me fasse trop mal! Oui, déjà 60 ans, depuis quelques semaines et des poussières, 60 années de parcours exaltant ici-bas, parfois houleux aussi, souvent même chaotique… 

C’est vrai, je l’avoue, j’ai probablement trop couru après les étincelles et les étoiles filantes pendant ma folle adolescence et j’y ai certainement perdu plusieurs belles plumes mais, en même temps, quels trésors aussi j’ai eu le bonheur de découvrir, de vivre, d’expérimenter, de toucher, de connaître. Je peux honnêtement dire que je me suis promenée entre les extrêmes, autant dans un sens que dans l’autre…On m’a tellement dit que j’étais une passionnée que je commence à croire que c’est vrai. Ah! les mélanges de sangs, ça produit souvent des natures excessives. Des ancêtres de France, d’Irlande et d’Écosse livrés ici au Québec et brassés ensemble telle une étrange concoction de cognac-whisky, ça produit une race à la fois endurante et aimant le plaisir, et par essence, tout à fait déterminée à faire plus avec moins, à être la plus sereine et la plus heureuse possible, malgré les aléas de la vie… et c’est ce qui compose, à ma connaissance, mon code-barre génétique. 

 

L’énergie et la persévérance, j’aime!

 

Je suis bénie des dieux car j’ai le bonheur d’avoir des amis d’ici et de plusieurs coins de la planète qui m’ont appris que nos différences sont de formidables opportunités de croissance. J’ai été et je suis encore aujourd’hui entourée de magnifiques personnes qui sont toutes aussi résilientes que resplendissantes et j’avoue que c’est grâce à elles et à la chimie qui s’est produite pendant nos rencontres que je suis devenue ce que je suis aujourd’hui! On finit toujours par être le produit de nos rencontres. On se retrouve entourés de gens dont les valeurs profondes ressemblent aux nôtres. Il y a une telle richesse à cueillir si on veut bien prendre le temps de le faire!

 

Il y eut bien, je dois l’avouer, plusieurs peines, certaines assez intenses et difficiles à traverser, mais je m’en suis sortie plus humaine et tellement meilleure qu’à mes débuts sur cette terre. Ma nouvelle humanité compense largement je pense pour le visage un peu flétri que me réfléchit mon miroir ce matin. Je vous confirme donc aujourd’hui que mes rides proviennent beaucoup plus du plaisir et du bonheur ressentis pendant ma vie que du contraire. 

 

Aujourd’hui, je m’efforce de me souvenir essentiellement du beau et d’oublier le laid. Je veux me rappeler seulement de la bonté des humains et oublier leurs mesquineries. J’ai mis du temps à le comprendre mais je sais maintenant que la vie est remplie de trésors dissimulés derrière les pires épreuves et, à partir du moment ou j’ai compris ce satané subterfuge, il m’a été possible de surmonter les plus grandes embûches déposées sur mon chemin. Cette nouvelle sagesse m’a également rendue plus sensible à la beauté du monde, à celle du silence, à la fragilité de la lumière, et à la profondeur infinie de ce monde magnifique.

 

Cette grâce que j’ai enfin trouvée dans la vie et bien c’est celle que je souhaite à tous, du fond du coeur! 

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