Immigration et intégration dans les Laurentides : Des résultats positifs

Par Ève Ménard (journaliste de l'initiative locale)
Immigration et intégration dans les Laurentides : Des résultats positifs

En août 2019, le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI) avait annoncé son déploiement historique dans toutes les régions du Québec, avec notamment l’ajout de 40 points de service à travers la province. Près de deux ans après cette initiative, un premier bilan du ministère salue les retombées des différentes initiatives locales dans les Laurentides.

La région compte sur trois conseillères et conseillers en immigration régionale, ainsi que quatre agentes et agents d’aide à l’intégration, tous réunis dans cinq points de service : Saint-Eustache, Sainte-Thérèse, Saint-Jérôme, Sainte-Agathe-des-Monts et Mont-Laurier. Dans les derniers mois, la Direction régionale a contribué à aider les entreprises dans leur recrutement de main-d’œuvre de personnes immigrantes, encourager la mobilité interrégionale et favoriser la réponse aux besoins de main-d’œuvre en région.

Accompagnement et actions concrètes

Le mandat des conseillères et des conseillers consiste notamment à offrir un service clé en main aux entreprises désireuses d’embaucher des personnes immigrantes. En date du 31 mars 2021, ils avaient accompagné plus de 85 entreprises. De leur côté, les agentes et les agents d’aide à l’intégration ont accompagné jusqu’à ce jour plus de 170 personnes immigrantes.

Aussi, depuis 2019, une centaine d’actions concrètes et locales ont été réalisées sur le territoire. Par exemple, il y a eu le développement d’une table de concertation locale dans la MRC des Laurentides, le déploiement de l’offre de sessions Objectif Intégration dans deux nouveaux pôles de services ou encore la diffusion de séances d’information sur le recrutement international, en présentiel et par le Web, destinée aux entreprises de la région. « Nous sommes très fiers des résultats probants obtenus depuis un an dans la région des Laurentides grâce aux partenariats réalisés avec les organismes locaux, les municipalités et les MRC », affirme Corinne Aubry, directrice de la Direction régionale de Laval, des Laurentides et de Lanaudière.

Le Ministère dans les Laurentides

  • 5 points de services
  • 3 conseillères et conseillers en immigration régionale et 4 agentes d’aide à l’intégration
  • 10 partenaires actuels et 11 ententes en cours
  • Plus de 85 employeurs qui ont bénéficié d’un accompagnement personnalisé du MFI

Portrait : l’immigration dans les Laurentides en 2016

  • Population immigrée dans les Laurentides en 2016 : 30 705 sur une population totale de 577 855 personnes dans la région
  • Ces personnes immigrées provenaient principalement des pays suivants :
  • France : 18%
  • Maroc : 5,2%
  • Haïti : 4,9%
  • États-Unis : 4,3%
  • Roumanie : 4,1%
  • 90,7% des personnes immigrées connaissent le français
  • En 2016, les personnes immigrées de la région avaient un taux de diplomation universitaire (baccalauréat ou plus) plus élevé comparé à celui de l’ensemble de la population de la région (26,7% comparative-ment à 14,7% respectivement)

 

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Danielle Cléroux
Danielle Cléroux
6 mois

Avec la rareté des logements et les prix astronomiques, où logent+t’ils $
3 1/2! à $ 850. ?

Richard Allard
Richard Allard
6 mois

La francisation?!? 90,7% connaissent le français. Pourquoi insistons-nous pour les initier au « Mountain bike » en les invitant à « rider » dans des « trails » aménagés par SAHMBA (Saint-Adolphe-D’Howard-Mountain-Bike-Association)?
L’hiver, ils apprécieront les « jumps » dans les « snow-parks », les « rails » ou se joindront à la « gang » pour faire du « fat-bike ».
L’intégration est la démarche que doivent faire les nouveaux arrivants. Notre rôle est de les accueillir. Si, pour 90,7% la langue est connue, nous devons leur faire connaitre notre culture, nos luttes pour tenter de survivre dans une mer anglophone. Par insouciance, par paresse par inconscience, nous présentons une image floue: un Québec où la langue de travail est le français mais où la « chainsaw », la « drill », les « Email » embrouillent le message qui aurait dû être clair pour eux comme pour nous.
Let’s go gang, shape up, let’s fight pour survivre, man!