Implantation d’une école alternative

Par Isabelle Houle
Implantation d’une école alternative

Des parents du régulier angoissés

Le dossier de l’implantation d’une école alternative sur le territoire des Pays-d’en-Haut suscite beaucoup d’émotions. D’une part, l’on veut soutenir les enfants désireux d’apprendre autrement, de l’autre, on s’inquiète pour les élèves qui pourraient être déracinés.

Deux scénarios sont actuellement envisagés par la Commission scolaire des Laurentides (CSL).

Le premier vise à implanter un volet alternatif à l’école Saint-Joseph offert dans deux pavillons : Chante-au-Vent et Saint-Joseph.

Le second consiste à convertir entièrement l’école Chante-au-Vent graduellement, toujours avec deux pavillons de fréquentation et selon le niveau scolaire.

Deux éventulaités qui n’enchantent guère les parents des élèves qui suivent le programme régulier. Ceux-ci ne sont pas contre l’implantation d’une école alternative, mais ils craignent une confusion des apprentissages.

« On vit beaucoup d’inquiétude. On a été informés de manière cavalière. En plus, le langage académique utilisé par la commission scolaire n’est pas facile à comprendre du premier coup. Au début, quand j’ai lu leur plan, je ne me sentais même pas concernée par les consultations publiques », affirme une Isabelle Beauchesne, mère d’élèves des cours réguliers qui fréquentent l’école Chante-au-Vent, de Mont-Rolland.

Celle-ci raconte qu’elle a elle-même déjà fait partie des initiateurs d’un projet d’école alternative à Montréal.

« Je comprends l’importance de l’accès à un programme alternatif pour les parents désireux d’y envoyer leurs enfants, mais pas en l’implantant dans une école régulière. En plus, Chante-au-Vent propose déjà une approche alternative. J’ai peur qu’on perde notre école de quartier. Si la commission scolaire va de l’avant, je vais me battre. L’acceptabilité sociale doit être prise en considération dans une telle décision et les parents doivent êtres consultés. »

Amélie Janssen, une mère d’élèves de Saint-Joseph qui a lancé la pétition École Saint-Joseph, mon école de quartier j’y tiens abonde dans le même sens.

« Moi, je n’ai rien contre une école alternative, j’ai même inscrit mes enfants dans leur première liste. Là où je ne suis pas d’accord, c’est que ça pourrait troubler la pédagogie déjà mise en place et nuire à la qualité de l’enseignement. Je ne sens pas qu’on a besoin d’un volet alternatif à Saint-Joseph. »

Refus du conseil d’établissement

Le conseil d’établissement de l’école Saint-Joseph a rejeté les scénarios de la CSL. Voici un extrait de ce qu’on peut lire dans sa résolution présentée le 5 novembre dernier aux parents :

Il est proposé par Amélie Desnoyers et adopté à l’unanimité :

De rejeter les scénarios un et deux présenté par la Commission scolaire des Laurentides;

De ne pas modifier les zones de dessertes et les services éducatifs de l’école St-Joseph;

Que le Conseil d’établissement prépare un mémoire détaillé à cet effet et qui sera présenté par un membre parent du CEE le 28 novembre prochain à la Consultation publique qui se tiendra à la Place des citoyens de Sainte-Adèle, à 19h00.

Rappelons en terminant qu’il y a quelques semaines, la CSL se disait prudente et précisait que tous les points de vue seront entendus afin de prendre une décision finale en lien avec l’implantation d’une école alternative sur le territoire. « Si un troisième scénario se présente et est réalisable après les consultations, on va certainement l’envisager. Si on peut trouver une meilleure solution, on va l’adopter », a ajouté la présidente de la CSL, Lyne Deschamps.

 

Deux consultations publiques sont prévues pour les parents concernés :

Chante-au-Vent : le 26 novembre 2018, à 19h, Place des Citoyens Salle Rousseau-Vermette 999, boulevard de Sainte-Adèle, Sainte-Adèle.

Saint-Joseph : le 28 novembre 2018, à 19 h, Place des Citoyens Salle Parc 999, boulevard de Sainte-Adèle, Sainte-Adèle.

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S’abonner  
Notifier de