Intégration de super-infirmières au CSSS de Saint-Jérôme

Par Nathalie Deraspe

Le Centre de santé et de services sociaux de Saint-Jérôme a désormais recours à deux infirmières praticiennes spécialisées (IPS) embauchées notamment afin d’alléger la liste des patients en attente d’un médecin de famille. À terme, elles seront 13 à couvrir le territoire du Grand Saint-Jérôme.

 

D’après les estimations, au moins 16 000 personnes habitant le Grand Saint-Jérôme métropolitain n’ont pas accès à un médecin de famille. Cela représente  ni plus ni moins 40% de la population du territoire. Trois mille de ces patients dits « orphelins » , figurent sur la liste d’attente du CSSS. L’arrivée de Marise Drouin et Josée Paquette en octobre dernier a déjà permis la prise en charge de 130 d’entre eux. Des centaines ont été vues depuis trois mois. L’objectif est de 600.

L’idée initiale du projet, c’est de faire un premier tri afin de s’assurer que les patients qui nécessitent des soins prioritaires soient vus le plus rapidement possible par le médecin auprès duquel chaque infirmière est affiliée. Celle-ci est habiletée à prescrire des examens diagnostics, utiliser certaines techniques dont le pap test, prescrire des médicaments et des traitements médicaux et faire certaines interventions comme des points de suture. Les infirmières praticiennes peuvent également faire les suivis de grossesse en alternance avec le médecin accoucheur.

 

Un coup de pouce bienvenu

Pour le Dr Claude Goyette, responsable du GMF Saint-Antoine, la venue de ces IPS, comme on les appelle dans le jargon, a été reçu avec enthousiasme. « Il fallait avoir la volonté d’accepter ce nouveau partenariat et adopter une attitude positive, précise-t-il. La réussite d’un tel projet, ce n’est pas l’affaire d’un seul médecin, mais de toute une équipe » Cinq médecins collaborent à fond dans le projet. Cela permet de combler un besoin évident, soutient le médecin. « On peut se vouer à nos patients, renchérit son collègue Pierre-Michel Laurin, responsable de la Clinique familiale des Basses-Laurentides (GMF du Grand Saint-Jérpome). Ça réduit  notre stress et rend les choses plus agréables.»

 

Pour le Directeur des soins infirmiers et des programmes de qualité, Normand Girard, l’arrivée des super-infirmières permet d’organiser peu à peu les services de première ligne. Il admet sans réserve que ce type d’approche n’aurait pas été envisageable il y a 25 ans et vante aujourd’hui le travail de ces pionnières nouvellement arrivées. 

 

Quatre spécialités s’ouvrent aux praticiennes : la néphrologie, la néonatalogie, la cardiologie et les services de première ligne. En Ontario, elles sont 1 700 à pratiquer. Chez nous, on en prévoit 46 au total. Une aide minime, diront certains, mais bienvenue. Il manque 159 omnipraticiens dans les Laurentides. 

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S’abonner  
Notifier de