Ironman de Tremblant : Puiser l’énergie jusqu’au plus profond de soi

Luc Robert
Ironman de Tremblant : Puiser l’énergie jusqu’au plus profond de soi
Antoine Jolicoeur-Desroches, de Sainte-Anne-des-Lacs, a fait preuve de cran en terminé 8e au Ironman de Tremblant. (Photo : Sylvain Miron )

Huitième parmi les athlètes professionnels ayant participé au Ironman 2019 de Tremblant, Antoine Jolicoeur-Desroches, de Sainte-Anne-des-Lacs, a vécu une montagne russe d’émotions au fil des épuisantes épreuves de l’événement.

 

L’Ironman Mont-Tremblant a draîné fortement l’énergie des quelque 2700 participants, aux 3,8 km de natation, 180 km de vélo et 42,2 km de course à pied. Il a livré un témoignage poignant de son épopée via internet.

La ténacité et son courage de Jolicoeur-Desroches lui ont permis de franchir les tracés de bouts en bouts. «La journée a très bien débuté, avec une bonne (épreuve de) natation. J’ai continué à mettre de la pression en vélo durant les premiers 50 km, jusqu’à ce que (Lionel) Sanders et (Cody) Beals me dépassent. Je me suis accroché à ces Uber-bikers pendant une dizaine de kilomètres, avant de réaliser que je n’avais pas les jambes pour les suivre. Au deuxième tour en vélo, j’ai payé pour cet effort : j’avais de la difficulté à maintenir le rythme», a-t-il analysé.

Antoine Jolicoeur-Desroches a tiré son épingle du jeu, parmi les 2 700 inscrits au Ironman 2019 de Tremblant.

Ongle et marathon

«Je me suis ensuite très bien senti au début du marathon. J’étais 3ième et j’avais une bonne avance sur la 4ième place. Au 10ième kilomètre, j’ai arrêté quelques minutes à la tente médicale, pour arracher l’ongle de mon gros orteil, qui me faisait souffrir. Finalement, un ongle en moins, j’étais prêt à repartir à courir».

Mur et entorse

L’athlète n’était toutefois pas au bout de ses peines. «Après 21 km, j’ai commencé à frapper le mur : je n’avais plus d’énergie et j’ai commencé à boiter, à cause d’une petite entorse à la cheville. J’ai boité et marché jusqu’au 30ième kilomètre, où je me suis arrêté à la tente médicale, pour me faire un bandage. Quelques minutes plus tard, je suis reparti, mon seul objectif étant rallier l’arrivée».

Coûte que coûte

«À plusieurs reprises, je me suis senti étourdi; je dû m’arrêter pour reprendre mes esprits. Au 38ième kilomètre, je me suis étendu quelques minutes, avant de me relever. Les derniers kilomètres ont été très émotifs. J’avais l’impression d’avoir laissé tomber les gens qui me supportaient et m’encourageaient. J’ai donné et je suis fier de ne pas avoir abandonné. J’avais trop de respect envers tous».

Entraînement à point

Dès le début du mois d’août 2019, Jolicoeur-Desroches était fin prêt à relancer la concurrence. Il n’y avait qu’une seule place de disponible pour se qualifier, à Tremblant. pour le Mondial Ironman 2019 de Kailua-Kona, à Hawaï.

«Dès le 5 août, j’avais terminé mon plus gros bloc d’entraînement, incluant une journée de plus de 9h30 (65 min de course et 272 km de vélo). C’était ma dernière longue course, soit 38 km (2h45). Je me sentais en super forme. J’ai mis beaucoup d’emphase sur le vélo durant les derniers mois et j’ai fait de nombreuses sorties de plus de 200 km, sans toutefois négliger le travail d’intensité en vélo. J’ai dû trouver le bon niveau d’intensité pour garder le corps frais et bien entraîné, jusqu’au Ironman de Tremblant», a-t-il épilogué sur sa page Facebook.

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