Jaques Aubin : Un parcours inspirant

par Dyane Bouthillette
Jaques Aubin : Un parcours inspirant
(Photo : courtoisie)

Lorsqu’il a reçu l’appel du bureau de la députée de Prévost, Marguerite Blais, lui annonçant qu’il allait être décoré de la médaille de l’Assemblée nationale du Québec pour son parcours inspirant et sa détermination à aider les personnes souffrant d’obésité, après avoir lui-même réussi à perdre 225 livres, l’athlète Jacques Aubin n’y croyait pas.

« J’ai eu un choc émotif. Je me suis mis à pleurer », relate M. Aubin. Il affirme avoir vécu un moment émotif lorsque, en présence du maire de Saint-Sauveur Jacques Gariépy, la ministre Marguerite Blais lui a remis la médaille. « C’est vraiment tout un honneur. Je ne m’attendais pas du tout à recevoir une médaille de l’Assemblée nationale un jour. Je l’accueille avec beaucoup d’humilité et aussi avec un énorme merci », déclare-t-il.

Sa plus grande victoire

Au-delà de la perte de 225 livres, Jacques Aubin affirme que sa plus grande victoire se retrouve dans le retour à sa dignité. « Par exemple de juste attacher tes chaussures, cela fait une différence quand tu es en forme et mince, versus quand tu es obèse. Et il y a plein d’autres exemples comme ça. Donc, sur le plan de la dignité il y a beaucoup de choses qui ont changé », confie-t-il. La récupération de ses valeurs, qu’il avait supprimées sans s’en rendre compte, représente un important retour à lui-même. « Ces valeurs que j’étouffais, parce que j’avais peur de mes émotions. Vous savez, on ne devient pas gros pour un rien. On le devient souvent parce qu’on a des douleurs humaines que l’on cherche à enfouir. L’obésité, c’est physique, émotionnel et mental », a-t-il découvert à travers sa propre expérience.

L’insidieuse obésité

Mesurant 6 pieds et 2 pouces, Jacques Aubin ne pesait que 140 livres à l’âge de 18 ans. Sa masse corporelle augmentant à environ 177 livres à 21 ans, il a ensuite grimpé jusqu’à 250 livres en seulement 4 ans. « C’est insidieux l’obésité. Au milieu de la trentaine, je suis partie dans la mauvaise direction et les livres se sont accumulés jusqu’à 415 », raconte-t-il.

Une année en trois étapes

2009 fut pour Jacques Aubin une année en trois étapes, soit la prise de conscience, la décision et l’action. Le départ de ses enfants de la maison pour aller vivre de grands défis fut un choc lui donnant la sensation de les perdre. « C’est à ce moment que j’ai réalisé qu’eux aussi étaient en train de me perdre, mais d’une autre façon. À mon avis, j’étais en train de m’approcher de la mort parce que j’avais un problème de haute pression. Mes autres indices corporels définissaient que je n’étais pas loin de rentrer dans un mode de problème de cholestérol. Alors, il fallait que je prenne une décision si je voulais voir mes enfants s’accomplir », en a-t-il conclu. En changeant ses habitudes alimentaires et de vie, introduisant l’exercice physique quotidiennement de façon graduelle, en consultant pour résoudre les causes psychologiques de son surpoids, Jacques Aubin a renversé la vapeur pour enfin retrouver sa qualité de vie.

Pour donner un sens aux épreuves

Aujourd’hui, M. Aubin se donne la mission d’aider les gens à retrouver la santé et une la meilleure qualité de vie, notamment en faisant des conférences partout au Québec, en amenant les gens à bouger et en participant de toutes les manières possibles au mieux-être des autres.

Ses coups de coeur

« Les Laurentides, répond spontanément Jacques Aubin lorsqu’on lui demande ses coups de coeur dans la région. J’aime tout dans les Laurentides. J’aime les gens, l’environnement, la nature, les accès aux sentiers et aux endroits pour pratiquer des sports d’hiver et d’été ».

 

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