Je m'envoie en l'air!

Photo de Thomas Gallenne
Par Thomas Gallenne

Comme le vote le dictait au moment de la réservation de mon activité (et j’ai même revérifié avant de finaliser le booking), je me suis envoyée en l’air!

Une des façons de visiter la Cappadoce est de le faire en montgolfière au levée du soleil. Le choix de la compagnie avec qui faire son vol est difficile. Elles sont tellement nombreuses. J’ai donc opté pour la sécurité, un petit groupe dans le panier, la durée du vol et le prix. Urgup a été mon choix final.

 

J’ai donc mis mon cadran pour 4 heures du matin afin d’être prête pour mon “pick-up” de 4h30. J’ai eu du mal à dormir. Quel défi à relever, moi qui ait la peur des hauteurs. Voler dans une montgolfière à plus de 5000 pieds du sol (selon mon père) dans un panier en osier, il faut être folle! Lorsque mon cadran a sonné, j’ai pris mon courage à deux mains et je suis partie faire de la montgolfière.

 

Lorsqu’on arrive sur le site, ça devient très excitant. Toute une équipe s’affaire à gonfler la balloune qui nous fera flotter au-dessus des montagnes et vallées. Il fait froid. Il est tôt. Mais le bruit du feu et du gaz qui sont projetés à l’intérieur du ballon pour le gonfler fait monter assez d’adrénaline en moi pour ne pas geler sur place (et évidemment mon sang québécois qui endure les hivers depuis 34 ans). Le moment vient d’embarquer et prendre notre envol. Avec toute la frénésie, je ne me suis pas aperçue de notre décollage avant d’être à 3-4 mètres du sol. C’est parti!

 

Les premières minutes sont relaxes. Je prends des photos. Je me familiarise avec mon panier en osier qui tient ma vie entre ses brins. Notre pilote s’amuse à frôler les formations de roc et à contourner les monts qui se trouvent sur notre route. À chaque fois je me demande si nous ferons une collision. Et tout d’un coup, on est haut. Très haut. Et là, ça me prend. J’ai la gorge sèche et les jambes molles. Mes mains serrent très fort mon panier. Je me dis qu’à cette hauteur, Dieu va bien m’entendre. Je le supplie de me garder en vie. Et comme il est arrivé, mon vertige s’est dissipé et j’ai pu recommencer à profiter de mon vol. Quelle merveille! Nous étions si haut! La vue de haut m’a permis de voir l’ampleur de la beauté et de la diversité de la région. Le lever du soleil était des plus féériques. De plus, nous n’étions pas seuls à voler. Près d’une centaine d’autres montgolfières ont décollé ce matin-là, ce qui colore magnifiquement le ciel (et fait d’extraordinaires photos… je vous invite à aller les voir sur Facebook).

 

Trop rapidement la fin du vol est arrivée. Au moment de sortir du panier j’ai dû prendre quelques minutes pour assimiler ce que je venais de vivre. Quelle expérience! Je le souhaite à chacun d’entre vous. Que ce soit en montgolfière ou d’affronter votre peur des eaux profondes… ou encore des serpents. Relevez le défi et vous vivrez une sensation inexplicable. La balle est dans votre camp!

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