journée de la femme

Par Eric-Olivier Dallard

Geneviève Simard: une championne!

La championne de ski Geneviève Simard a passé les deux premières années de son secondaire à l’école Augustin-Norbert Morin de Sainte-Adèle. «Je n’en pouvais plus de skier uniquement la fin de semaine», se souvient la jeune femme.
«Ma mère m’a dit: Geneviève, tes études comptent avant tout. Elle n’a pas eu besoin de répéter le message, j’avais compris ce que ça voulait dire», confie Geneviève, en parlant de son adhésion dans le programme de ski-études. «Mais l’école n’a jamais été un problème pour moi, poursuit l’athlète. J’ai toujours été une fille déterminée et responsable. Je ne dis pas que j’ai ouvert mes livres à chaque jour, mais j’ai très bien réussi. Les journées sont vraiment remplies quand t’es une athlète. Ça demande définitivement de la détermination.» Geneviève avait un horaire encore plus chargé que les autres. Il fallait donc qu’elle multiplie les efforts pour être bonne élève et avoir des notes satisfaisantes. «À l’époque, je faisais partie de la division laurentienne. Je faisais beaucoup de camps de ski et je passais des jours sur les pentes. C’était vraiment une belle expérience, d’autant plus que c’était les mêmes entraîneurs qui me suivaient, à l’école ou ailleurs. Je n’avais donc pas besoin de m’adapter au changement.»

Un prix livré en classe

Un jour, sa mère entend une pub concernant un concours sur les ondes de Musique Plus. Il fallait expliquer dans un court texte ce qu’on ferait avec 3 000 $. Geneviève saute sur l’occasion. Elle cherche l’argent pour un camp d’entraînement au Chili. «Je ne venais pas d’une famille aisée. Il fallait toujours chercher des commanditaires. Le concours tombait pile.» Quelques semaines plus tard, une équipe de Musique Plus débarque en plein cours d’anglais avec une caméra, une bouteille de chili et des airs sud-américains : on venait lui livrer son prix. «J’ai malheureusement perdu le contact avec mes amis de classe, mais je garde de très beaux souvenirs de cette époque-là. Le ski-études m’a permis de participer aux championnats provinciaux et à la Whistler Cup et ça donné le coup d’envoi à ma carrière», souligne Geneviève Simard. Jeudi soir, la championne se préparait à retourner à Munich. L’athlète entend s’entraîner deux semaines intensives en Autriche en vue de la Coupe du monde du 1er mars. «Je viens de passer huit jours de rêve. J’ai retrouvé ma famille et des amis que je n’avais pas vu depuis longtemps, je me suis gelé les joues en skiant à Trem­blant, j’ai rechargé mes batteries.» Laissant ses problèmes de maux de dos derrière elle, Geneviève Simard espère courser rapidement. «Si le corps suit, je me donne encore quatre ou cinq ans. D’ici à ce que je quitte la compétition, j’aimerais aller chercher une médaille olympique, une autre du championnat du monde, une coupe du monde en GS et un globe. The sky is the limit!»

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