La croix de la discorde

par Françoise Le Guen
La croix de la discorde
La croix de Sainte-Adèle (Photo : Archives )

Saga judiciaire

La croix et la bannière. S’il est une expression qui prend tout son sens, c’est bien celle-ci. La saga judiciaire de la croix de Sainte-Adèle qui oppose Marc Lupien et la Ville ne semble pas en voie de se régler.

 

Nadine Brière, la mairesse, souligne qu’actuellement la Ville est en attente d’aller en arbitrage avec l’honorable juge Dalphond, le juge qui a accepté d’étudier le dossier.

Pour procéder, puisque M. Lupien a refusé que la municipalité prenne fait et cause pour les 18 personnes et trois successions poursuivies, il faut que tous soient en accord avec l’arbitrage. « Malheureusement dans les successions et les personnes poursuivies toutes ne sont pas d’accord. Si l’arbitrage est impossible, il restera une unique solution, celle d’aller devant les tribunaux, » souligne la mairesse. « J’ai tout fait pour faire de la médiation et pour aller en arbitrage. Il faut savoir que dans un procès privé il faut payer la location de la salle, le juge, qui pourrait coûter entre 500 et 600 000 $, partagé entre la Ville et Marc Lupien, et les assurances. « Nous avons demandé à M. Lupien de cesser de poursuivre, sans succès ».

Intimidation

Selon Nadine Brière le choix du juge Dalphond est questionné actuellement par la population, « car il s’agit d’un sénateur payé par le gouvernement du Canada qui prendrait en plus un mandat de juge alors qu’il reçoit déjà un salaire », précise la mairesse. N’oublions pas que les Adélois ont déjà payé entre 2 et 3 millions de dollars en frais d’avocats depuis le début de cette histoire. La mairesse rappelle que ce dossier a vu passer six maires et 36 élus.

En outre, dernièrement, Nadine Brière dénonçait le fait que les membres du conseil étaient victimes d’intimidation et adressait un message aux Adélois :

« Les membres du conseil municipal dénoncent vivement l’intimidation et le harcèlement dont ils sont victimes et exigent que M. Lupien cesse de prendre les élus et les Adélois en otage.  Le conseil de ville souhaite ardemment mettre un terme à cette saga qui dure depuis maintenant 13 ans afin de pouvoir dépenser l’argent des contribuables ailleurs que dans des frais juridiques. La Ville est prête à aller de l’avant pour régler ce dossier une fois pour toutes, mais M. Lupien ne semble malheureusement pas disposé à en venir à une entente, alors qu’il poursuit personnellement 18 personnes et 3 successions. »

 

La saga de la croix en bref

• 2002, Marc Lupien achète le terrain pour y construire une maison. Le conflit avec la Ville commence. Les droits de passage vers la croix et le réservoir constituent le cœur du litige.

• 2006, Marc Lupien conteste le lieu et les modalités du droit de passage des employés de la Ville pour l’entretien de la croix.

• Selon un jugement rendu le 4 août 2014, la Ville de Sainte-Adèle doit pouvoir bénéficier d’un accès à la croix par un sentier.

• Juin 2018, la Ville de Sainte-Adèle et la Paroisse ratifient une entente de principe portant sur la cession de la croix par la Ville à la paroisse.

• Janvier 2019, audience pour le recours collectif intenté contre la Ville au Palais de justice de Saint-Jérôme.

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Gilles Bellerose Auteurs de commentaires récents
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Gilles Bellerose
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Gilles Bellerose

Du jugement de M. Lalonde à l’automne 2017 .

Aucun outrage de la part de M. Lupien et sa conjointe .

Le chemin fait est sécuritaire .

Vous payez chacun vos factures et Voilà .