« La déesse des mouches à feu » : Un rôle libérateur pour Caroline Néron

Par Ève Ménard
« La déesse des mouches à feu » : Un rôle libérateur pour Caroline Néron
Caroline Néron et Kelly Depeault dans leur rôle respectif. (Photo : Courtoisie )

Lorsqu’elle invite des amis à visionner le film « La déesse des mouches à feu », Caroline Néron les avertit : « Tu ne m’as jamais vu comme ça de toute ta vie! ».

L’actrice fait en effet un retour au grand écran après 12 ans d’absence, dans un rôle qui la transforme complètement, soit celui de la mère de Catherine, le personnage principal de cette production réalisée par Anaïs Barbeau-Lavalette. C’est une femme libérée qui nous parle avec enthousiasme et fierté de cette magnifique expérience.

Retrouver l’amour du jeu

Caroline Néron raconte être tombée en amour avec non seulement le scénario, mais aussi le rôle de cette mère déchirée par son divorce et en perte de repères, qu’elle a brillamment décroché. « J’ai pleuré à chaque page. J’ai trouvé que le personnage était beau, profond, lourd et dur, mais je le comprenais. » Tout de même, l’actrice s’est présentée aux auditions avec une certaine crainte vis-à-vis la perception d’Anaïs Barbeau-Lavalette à son égard, dont l’intellectualisme s’opposait à la vision plus commerciale et superficielle qui peut peser sur la femme d’affaires. « Mais j’étais tellement prête pour l’audition que je me suis simplement abandonnée et laissée aller. J’étais comme un enfant qui était de retour à ses grands amours! », raconte l’actrice.

Sortir de sa « case »

Il s’est agi d’un magnifique défi pour Caroline Néron, le genre de rôle dont rêve les acteurs, puisqu’il lui aura permis de la sortir complètement de cette « case » dans laquelle on l’avait placée. « Je jouais toujours des personnages de belles femmes fortes. Mais ici, c’est complètement l’opposé! » L’actrice indique d’ailleurs avoir eu beaucoup de plaisir à travailler avec la maquilleuse, la coiffeuse et l’habilleuse afin de transformer complètement son apparence physique et la présenter sous un mauvais jour. « Je pense que ça va briser l’image plutôt léchée qu’on se faisait de ma personne. »

Y’a-t-il une certaine nervosité au fait que cette transformation sera bientôt révélée au public? « Pas du tout! », s’exclame-t-elle. « Au contraire, je trouve que c’est libérateur! » L’actrice est très fière, non seulement du rôle qu’elle incarne, mais aussi du film en général qu’elle qualifie de très authentique. « Tout le monde est fort, tout le monde est vrai. Nous montrons une réalité qui existe, mais il y a aussi beaucoup d’amour dans tout ça. »

Mère à l’écran, comme dans la vie

Par ailleurs, Caroline Néron affirme avoir développé une connexion rapide avec Kelly Depeault (Catherine) surtout dû à l’intensité des scènes qu’elles avaient à filmer ensemble. Le rôle maternel que la femme d’affaires incarne à l’écran s’est en quelque sorte transposé à la réalité et a teinté le lien unissant les deux actrices.

« De revenir après 12 ans dans un second rôle, c’était le fun parce que c’est avec la nouvelle génération qui est belle, forte et bonne. J’avais envie de l’encourager [Kelly]. […] J’ai été jeune moi aussi et je voulais faire ce que j’aurais aimé recevoir de la part de certaines actrices qui étaient à l’époque plus vieilles et avaient davantage d’expérience que moi. »

Il ne s’agit pas du premier film, ni du dernier, qui traite de cette période particulière qu’est l’adolescence. Qu’est-ce qui la rend donc si fascinante? « Il y a beaucoup de liberté, il y a quelque chose de beau, de vertigineux. Tout est à découvrir. » C’est une période que Caroline Néron qualifie de complexe, bien qu’importante, et à la fois belle et épeurante. « Ma fille n’est pas rendue là, mais c’est certain que je vais garder une communication très ouverte. Maman va être très cool », indique-t-elle en riant, avant de préciser l’importance tout de même de garder un certain contrôle, tout en favorisant la compréhension.

Caroline Néron avait auparavant un chalet dans les Laurentides. Or, elle aimait tellement la région, qu’elle a finalement décidé d’y établir sa résidence principale. L’actrice y a d’ailleurs vécu à temps plein pendant le confinement. « J’ai adoré ça! Je suis vraiment bien là-bas! », souligne-t-elle.

Synopsis

Catherine traverse l’adolescence au même moment où que ses parents amorcent un processus de divorce. L’exploration ne sera pas douce ni romantique, d’une dérape à l’autre, elle vieillit dans le chaos violent et spectaculaire de l’adolescence grunge des années 90.

Le film sera présenté dans les salles de cinéma du Québec dès le 25 septembre.

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