La maison Thibodeau à nouveau droite comme un chêne

Par Eric-Olivier Dallard

Il aura fallu deux semaines de travaux et de nombreuses heures de réflexion pour arriver à redresser la toiture de la maison Thibodeau tout en conservant le maximum de pièces d’origine. «On mène au 3e quart», illustre Philippe Juneau, propriétaire de ce bâtiment centenaire situé à Piedmont.

L’opération était plus que délicate, explique Philippe Juneau, qui tenait mordicus à limiter les interventions au niveau de la maison pour pouvoir conserver tout son cachet. Il lui aura fallu près de deux ans avant de trouver des poutres d’une stature semblable à celles du toit, équarries à la hache dans des billots qui devaient faire près de quatre pieds de diamètre.

Près de chaque lucarne, l’eau avait eu raison du bois et s’infiltrait à vitesse grand V. Aidé de Jacques Forgues, qui entretenait entre autre le bâtiment de l’antiquaire de Prévost, Philippe Juneau a littéralement greffé plusieurs pieds de poutres saines à celles existantes en les fixant avec de la colle et de gros boulons d’acier.
«Au lieu de commencer par en bas, on a commencé par en haut, d’expliquer cet amoureux du patrimoine. Au fur et à mesure qu’on avançait, la maison nous parlait. Et quand on se repositionne dans le temps, on se rend compte qu’à l’époque où on découvrait le Far West, la maison Thibodeau vivait déjà.»

Cette greffe réussie, Philippe Juneau se dit d’attaque pour la suite des travaux. Il affirme que tout se passe selon l’échéancier.

Accès présentera la semaine prochaine l’un des artisans importants de la «renaissance» de la maison Thibodeau, Jacques Forgues. Un portrait réalisé par Philippe Juneau lui-même, l’actuel propriétaire de la Maison.

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