La nouvelle tendance en protéines!

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Par Martine Laval
La nouvelle tendance en protéines!

Manger des insectes

L’entomophagie désigne la consommation d’insectes. Que ce soit des sauterelles, des vers blancs, des mille-pattes, des araignées ou des scorpions, ils sont tous dans le même panier.

 

Pleins de protéines de bonne qualité, de gras insaturés, de fibres, de vitamines, de minéraux et d’oligo-éléments. Bref, sur le plan nutritionnel, les insectes: c’est bon pour la santé!

 

Manger des insectes c’est aussi bon pour la planète. Pour en produire 1 kilo, cela ne nécessite que 3,2 kg de nourriture, alors que pour produire la même quantité de viande bovine il en faut 10 kg, sans parler des rejets de gaz à effet de serre et de la teneur en gras saturé de cette viande. Produire des insectes, c’est également économique tant pour le producteur que pour le consommateur comparé aux produits carnés.

 

Alors que la consommation d’insectes est une source de nourriture hyper-nutritive pour les populations souffrant de malnutrition, elle est «tendance» chez les gourmets qui s’en délectent. Le goût des insectes étant influencé par leur alimentation, les 2000 espèces d’insectes comestibles offrent une diversité des saveurs toutes aussi surprenantes les unes que les autres. Vous voulez épater la galerie lors de votre prochain événement? Servez des insectes à croquer en apéro! Vous brillerez par votre originalité.

 

Simplement à titre d’information, vous êtes entomovores sans le savoir! Et oui! Ne faisant pas partie des contaminants alimentaires, les débris d’insectes sont

tolérés dans l’alimentation. Nous en mangerions donc, sans nous en rendre compte, jusqu’à 500 grammes par personne dans une année. Je pousserais même la chose jusqu’à vous avouer que certains additifs alimentaires sont à base d’insectes, dont la jolie couleur rose-rougeâtre de certains bonbons, ou confiseries industrielles, sodas, charcuteries et autres – mieux connue sous le nom de rouge de carmin, ou E120, en appellation disons… scientifique – obtenue à partir des pigments issus de la cochenille. Pour les consommateurs qui lisent les étiquettes des produits qu’ils achètent, on la trouvera sous «colorant d’origine naturelle» dans la liste des composants. Consolons-nous en sachant que ce

nouvel additif naturel est maintenant utilisé en remplacement d’un colorant rouge chimique et toxique. Bonne affaire!

 

Autre pratique qui fait que nous sommes entomovores sans le savoir, ou insectivores si vous préférez, c’est la dégustation gourmande que nous faisons des crevettes, crabes, langoustes et possiblement homards qui eux sont des pancrustacés dont font partie les insectes. Quand on les regarde bien, il est vrai que ces délices ont l’aspect de certains insectes de taille géante. Fallait-il que le premier humain à «croquer» un homard, soit vraiment audacieux quand on y pense! Mais quelle belle découverte.

 

Bien qu’il n’existe pas encore au Québec de boutiques qui vendent des insectes comestibles, on peut facilement s’en procurer des «prêts-à-manger» sur internet, ou prévoir une dégustation à l’Insectarium de Montréal. L’idéal, si le régal vous fait envie, est de faire l’élevage personnel d’insectes, et de les consommer, à l’issue de la première génération.

 

Bref, grillés, sautés, en brochettes, en salades, en soupe, en sushis, en plats composés, enrobés de chocolat, les apprêts varient à l’infini.

Allez! Soyez ouverts à la nouveauté, à l’exotisme… et bonne dégustation!

 

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