La parole aux candidats indépendants.

Par Andre Berard
La parole aux candidats indépendants.

Élections municipales à Sainte-Adèle

Dernière semaine avant les élections partielles du 24 février prochain où les citoyens adélois choisiront un nouveau maire et des conseillers pour les districts 1, 2 et 6. Beaucoup d’attention médiatique a été accordée aux «associations de candidats indépendants» de Réjean Charbonneau et Claude Descoteaux et au parti de Marlène Houle, mais peu aux candidats indépendants. Plusieurs observateurs de la scène politique adéloise soutiennent que dans le contexte politique actuel, une administration mixte permettrait une plus grande démocratie au sein du conseil.

Dernier tour de piste des indépendants avant le jour du scrutin.

Jean-Louis Mathieu, district numéro 1

Le candidat Mathieu tient à son indépendance, car «chaque membre d’un parti politique municipal est tenu de respecter une ligne de parti, c’est-à-dire les orientations, les pensées, les objectifs, les projets et bien entendu, les amis du parti.» Selon le candidat, un conseiller de district qui doit se plier à une ligne de parti sera régulièrement muselé et ne sera pas en mesure de représenter les intérêts spécifiques de son district. Il soutient également qu’il est faux de croire qu’un conseiller indépendant a les mains liées et ne pourra pas agir: «Au contraire, le conseiller indépendant fait partie des citoyens de son quartier. Il est leur porte-parole devant le conseil et c’est avec eux qu’il organisera d’éventuels moyens de pression visant à obtenir gain de cause dans les dossiers importants pour le district.» Il ajoute: «Ce sera grâce à aux conseillers indépendants que la liberté des citoyens et citoyennes de Sainte-Adèle sera respectée et non brimée.»

Jean-Louis Mathieu déplore toute la «bisbille» et la guerre de sémantique à laquelle se livrent certains candidats: «Association de candidats independents, équipe ou parti, tout ça me rappelle les querelles de ruelles de mon enfance.»

Pierre Morabito, district numéro 2

Conseiller syndical à la CSN depuis plus de 23 ans, Pierre Morabito se dit solidement préparé à affronter les situations difficiles, et selon le candidat, le climat politique adélois est tout sauf facile: «La crise de confiance envers les politiciens est palpable et amène la population à conclure que la classe politique n’est qu’un ramassis de menteurs de voleurs et de tricheurs.» En tant que conseiller, il s’engage à tenter de combler «cet énorme déficit démocratique.» Pierre Morabito affirme qu’il ne sera pas un conseiller fantôme que l’on ne verra que sur des pancartes électorales tous les quatre ans. Il a l’intention de s’impliquer auprès de la population en l’informant régulièrement sur les dossiers qui lui sont confiés et sur les projets qui préoccupent le conseil municipal: «Je prends l’engagement de rendre la chose municipale compréhensible à tout le monde.»

Pierre Morabito annonce clairement ses couleurs concernant trois dossiers précis. La revitalisation du centre-ville: «Il faut imposer un moratoire et tenir une véritable consultation populaire où les élus et la population pourront se parler entre quatre yeux.» Le financement de la chambre de commerce: «Je déposerai un avis de motion afin que le conseil révise sa position pour annuler le financement qui n’est pas lié à des activités précises que la Ville désire organiser.» Finalement, les nombreuses poursuites judiciaires qui pèsent sur les finances de la Ville: «Considérant l’état du dossier, je crois qu’il serait sage que le tribunal se prononce.»

Le candidat s’engage à faire en sorte que tous les citoyens désireux de bâtir leur ville puissent le faire librement. Il souhaite ainsi dissiper la morosité politique qui accable les citoyens adélois. Pierre Morabito conclut avec ce qui aura été son slogan durant cette campagne électorale: «La dernière chose dont nous avons besoin, c’est l’élection d’une équipe dominante à l’Hôtel de Ville.»

John Butler, district numéro 6

John Butler habite Sainte-Adèle depuis quatorze ans. Comptable agrée et spécialiste en gestion financière personnelle, il a œuvré également au niveau de la direction d’entreprise. Il est président de la fondation Sport-Études A.-N. Morin et du comité de Parents-Ski A.-N. Morin. Il souhaite accorder la priorité à la gestion municipale et se dit préoccupé par les dossiers de l’environnement et des espaces verts, de la revitalisation du centre-ville, du parc d’affaires La Rolland et des finances de la ville: « Comme tous les citoyens de cette ville, je suis très déçu de voir où nous en sommes. À mon avis, si nous désirons faire avancer les choses, nous avons besoin d’une vision à long terme et nous devons cesser de faire de la politique municipale sur le dos des citoyens. Travaillons sur une gestion municipale efficiente. Favorisons des candidats indépendants dont les expériences variées peuvent apporter beaucoup à la ville. Cette optique, selon moi, apportera plus de transparence au conseil municipal.»

Le candidat s’engage à conserver son indépendance et sa liberté de parole. Il veut également contribuer à l’assainissement des finances de la Ville et à l’application juste et équitable des règlements municipaux. Il souhaite en outre placer les intérêts des citoyens au centre des priorités. Il souhaite de plus veiller à un développement respectueux des citoyens et de l’environnement et établir un plan d’action à long terme qui respectera les générations actuelles et futures.

M. Butler a l’appui officiel de l’avocate Doris Poirier, une Adéloise impliquée dans sa communauté et une habituée des séances du conseil. Doris Poirier était l’une des panellistes lors du débat sur l’environnement qui s’est tenu le 10 février dernier: «John Butler ne fait partie d’aucune équipe, alors il aura les mains libres pour prendre les décisions qui s’imposent. Il n’a pas comme objectif de faire de la politique, mais de faire de la saine gestion.» Elle ajoute: « Dans les circonstances actuelles, je suis convaincue que les citoyens de Sainte-Adèle ont intérêt à élire des conseillers indépendants.»

David S. Roven

David S. Roven, un habitué des élections, tente aussi sa chance dans le district numéro 6. Il était candidat à la mairie lors des dernières élections municipales. Le candidat croit que l’élection de conseillers indépendants est essentielle afin d’assurer une vigilance au sein du conseil municipal. Il souhaite également s’attaquer à l’augmentation draconienne du compte de taxes.

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