La ville lui octroie un permis… puis le révoque, invoquant avoir «fait une erreur»

Par Eric-Olivier Dallard

Le projet de l’acteur Guillaume Lemay-Thivierge remis en question?

Accès présentait la semaine dernière le projet d’aérodium que le comédien Guillaume Lemay-Thivierge entend implanter à Piedmont, sur une parcelle piedmontaise du terrain de Mont Saint-Sauveur International (MSSI), avec

l’accord de celle-ci (voir ce texte sur www.journalacces.ca). La Municipalité lui demande de démolir le bâtiment…
«Guillaume Lemay-Thivierge a en effet obtenu un permis au mois de juillet pour son projet d’aérodium. Cependant ce permis a été révoqué car l’urbaniste a fait une erreur, explique Clément Cardin, maire de Piedmont. Son bâtiment devra donc être détruit; nous avons signifié une mise en demeure en ce sens à MSSI, puisqu’il se trouve érigé sur un terrain lui appartenant.»

La valse des mises en demeure

Le bâtiment de l’entreprise de M. Lemay-Thivierge est bien situé dans la zone «récréotouristique» de Piedmont, autorisant les équipements souhaités par l’entrepreneur, mais il ne respecterait pas certaines «marges»: «Sachant que MSSI entend bâtir un théâtre d’été à proximité, le Conseil a autorisé des marges plus courtes… mais même là, la localisation du bâtiment de M. Lemay-Thivierge ne les respecte pas».

Ainsi, après l’octroi d’un permis en juillet, la ville de Piedmont a réalisé s’être trompée lors de l’émission: «Bien que Guillaume Lemay-Thivierge ait rapidement été informé de l’erreur de l’urbaniste et de la révocation du permis, il a procédé à l’érection du bâtiment, poursuit M. Cardin. Sa construction est donc illégale aux yeux de la Ville.»

Le comédien a répliqué par une mise en demeure adressée lundi à la Municipalité., demandant que soit «rétabli le permis tel qu’émis le 13 juillet»; une rencontre a eu lieu le lendemain, mardi, entre M. Lemay-Thivierge, Gilbert Aubin, directeur général et Nathalie Legault, urbaniste à la Municipalité: «C’était cordial. Nous avons redit à M. Lemay-Thivierge que nous ne sommes pas contre son projet, seulement nous avons des règlements que nous devons faire appliquer, par le biais de M. Aubin et de ses cadres. Je suis très clair à ce sujet», raconte M. Cardin, reconnu pour avoir établi une scission forte à la Municipalité entre le «politique» et l’«administratif».

Une construction… «illégale»?

De son côté, Guillaume Lemay-Thivierge réfute l’allégation voulant qu’il ait commencé à bâtir sans autorisation: «Une fois que la Municipalité m’a dit avoir fait une erreur lors de l’émission du permis, la Municipalité m’a confirmé verbalement qu’obtenir un permis valide ne serait qu’une formalité et que je pouvais déjà continuer d’aller de l’avant avec le projet [ce que nie catégoriquement M. Cardin]… Je n’ai pas à payer pour une erreur de l’urbaniste et tout ce que j’ai fait l’a été de bonne foi…»

Selon M. Cardin, un permis pourrait bien être émis, mais pas avant l’an prochain, compte tenu des délais de traitement habituels des demandes semblables. Rappelons que Louis Dufour, président du conseil et chef de la direction de MSSI, avait déclaré à Accès la semaine dernière que l’emplacement proposé par Guillaume Lemay-Thivierge convenait à l’entreprise et que, bien que celui-ci soit «indépendant de MSSI quant à son projet», «s’il y avait un heurt avec la Municipalité, d’autres emplacements pouraient être mis à sa disposition.».

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