Labelle Sainte-Agathe leur refuse un bail à long terme

Par Nathalie Deraspe
Labelle Sainte-Agathe leur refuse un bail à long terme

SPCA Laurentides-Labelle

Le projet d’agrandir les locaux de la SPCA Laurentides-Labelle afin d’augmenter leur capacité d’accueil et d’offrir un maximum de confort, en garantie d’un bail à long terme, vient d’être rejeté par la Ville. Leur bail expire en fin d’année 2011. En chiffres, c’est un roulement de deux cents animaux, qui doivent être relocalisés avec une infrastructure imposante…

La SPCALL doit sa grande réputation, non seulement grâce aux soins qu’elle sait apporter à ses animaux avec un amour inconditionnel mais surtout en raison de sa doctrine «Non! À l’euthanasie.» La directrice, Corinne Gonzalez, est affligée par ce dur revers «C’est un choc et une déception de ne pas pouvoir s’entendre avec la Ville» déclare-t-elle. Et elle lance : «Il est urgent d’agrandir la bâtisse, nos 5000 pieds carrés ne suffisent plus à fournir un toit pour nos amis abandonnés, errants et maltraités.» En effet, selon les calculs, le bâtiment a besoin d’atteindre les 10 000 pieds carrés au développement final «Avoir le support de la Ville aurait permis de gagner un temps précieux dans notre quête» mentionne-t-elle. Malgré l’espoir de renouveler leur bail avec la municipalité à l’année, l’acquisition d’un terrain, afin d’y construire un nouvel établissement ou d’en faire l’achat, avec toutes les capacités requises, est à l’ordre du jour afin de pallier à ce manque d’espace, qui se fait ressentir aussi au niveau humain.

 

Ramasser des fonds pour une nouvelle bâtisse…

Une planification d’envergure devrait être mise en place au courant des prochains mois, au moyen de campagnes de financement et d’appels à la générosité car la SPCALL s’autofinance par les adoptions et les dons «Notre profit, ce sont les vies que nous sauvons!, s’exclame la directrice. On partage beaucoup avec les autres refuges et SPCA, on veut bâtir plus gros pour ne plus refuser les demandes d’accueil et ainsi éviter des euthanasies.» Leur code d’éthique «sans euthanasie» soulève bien des remises en question, pas toujours bienvenues, au sein des autres organismes connexes. «La recherche d’un nouvel emplacement fera aussi partie d’une nouvelle vision», déclare-t-elle.» Une matérialisation est à espérer sur bien des niveaux, entre autres, dans un plus grand chenil, avec des enclos à chiens, des chatteries, une salle d’examen et un bloc opératoire encore mieux adaptés, afin de combler tous les besoins des petits pensionnaires. Et ce nouvel avenir à échafauder présidera la prochaine édition du cocktail-encan de la SPCA Laurentides-Labelle au mois de mai 2011.

Les Laurentides sur la carte du bien-être animal…

Cet objectif visionnaire est rattaché à la passion inébranlable et l’amour inconditionnel envers les animaux, en symbiose avec une grande conscience… À ce propos Corinne Gonzalez souligne: «La vraie source du problème provient de la population, les gens achètent et ensuite, ils jettent l’animal sans se rendre compte de l’impact que provoque leur geste sur ces petites vies».

 

Notons que grâce à la directrice de la SPCALL et son équipe, Les Laurentides sont pionnières dans l’instauration du bien-être animal au sein d’une région.

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