L'Académie Laurentienne sauvée du naufrage

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Par Thomas Gallenne

Le 15 février dernier, Accès annonçait le sauvetage de l’Académie Laurentienne, alors au bord de la faillite. Il aura fallu 2 mois à l’administration pour en venir à une entente finale et réaliser enfin le rêve de devenir propriétaire.

Le 7 avril sera a marquer d’une pierre blanche pour l’Académie Laurentienne. «Grâce à un partenariat financier et académique avec le Collège Letendre de Laval, nous devenons propriétaire des immeubles et du terrain», a déclaré Guy Richard, directeur général de l’établissement scolaire basé à Val-Morin. En effet, grâce à un prêt de 500 000$, l’Académie Laurentienne a pu racheter l’ensemble du site, dont la valeur est estimée à 4 millions de dollars.

 

Une épée de Damoclès

Pour des centaines d’élèves et de parents, cette annonce venait calmer les craintes de voir l’année scolaire s’écourter, et de perdre une institution. «Nous étions locataires depuis 23 ans. Dans cette situation, l’école n’avait pas les moyens de ses ambitions, explique M. Richard, en poste à la direction générale depuis trois ans. On ne pouvait pas aller à pleine vapeur dans nos projets de développement. En devenant propriétaire, cela nous permet de continuer le développement de notre programme d’éducation international que l’on a mis en place cette année. Et je tiens à souligner que ce programme est tout à fait unique car il est non-élitiste». Le programme d’éducation international se fonde sur le principe d’ouverture sur le monde, et se base sur des valeurs d’engagement communautaire, d’altruisme et de respect pour l’environnement. Il permet à l’élève qui le suit, d’obtenir un baccalauréat international (BI). Et ce programme s’inscrit tout à fait dans le projet éducatif de l’Académie selon le directeur.

 

Du rêve à la réalité

Guy Richard est à l’emploi de l’Académie Laurentienne depuis 20 ans, comme enseignant en mathématiques d’abord, puis comme directeur des services pédagogiques. «Après avoir quitté l’établissement pendant un an, le conseil d’administration m’a demandé de revenir et de relever le défi de faire l’école dont on rêvait depuis longtemps, d’expliquer celui qui est à la barre de l’établissement privé depuis trois ans maintenant. Quand je suis revenu, c’était un rêve d’avoir notre école, nos installations. Ce n’est pas quelque chose qu’on a provoqué. La conjecture a fait en sorte que c’est arrivé, et ce n’est que du positif pour l’école».

 

L’Académie Laurentienne, par l’acte d’achat, prend possession des quarante acres de terrains, lesquels sont mitoyens des 

527 acres du parc 

Dufresne, nouvellement municipalisé, ce qui en fait une belle cour arrière. 

 

Des projets d’expansion

«Présentement, on accueille 265 élèves et nous visons d’ici septembre 325 élèves, indique M. Richard. Et pour les prochaines années, on espère atteindre notre pleine capacité actuelle qui est de 400 élèves». Le fait d’être maintenant propriétaire lui permet d’envisager des possibilités d’agrandissement. À moyen et long termes, la construction de nouveaux locaux permettrait à l’établissement scolaire d’accueillir jusqu’à 450 élèves. Toutefois, Guy Richard insiste sur le fait qu’il ne souhaiterait pas dépasser les 500 élèves car il veut «que cela reste une école à échelle humaine». Le directeur de l’établissement ajoute aussi que depuis son retour, le taux de rétention des élèves s’est nettement amélioré. «En 2010, on a eu un taux de rétention de l’ordre de 92% ce qui ne s’était jamais vu ici, avance-t-il. Et ce qui est nouveau, c’est l’apparition de la fratrie, les petits frères et sœurs qui rejoignent les plus grands à l’école. C’est un indice important de la confiance et de l’attachement que nous vouent les parents», de conclure M. Richard. 

 

L’Académie Laurentienne organisera des journées «portes-ouvertes» les 16 avril et 14 mai prochains.

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