L’APTS réagit à la pénurie de main-d’œuvre en santé et services sociaux

Par Marie-Catherine Goudreau
L’APTS réagit à la pénurie de main-d’œuvre en santé et services sociaux

À la suite des incitatifs financiers annoncés par le gouvernement Legault pour endiguer la crise de la main-d’œuvre dans le réseau de la santé, l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) des Laurentides juge encore insuffisantes les mesures prises.

L’APTS, qui compte près de 3 900 membres dans les Laurentides, suspend son processus de consultation de ses membres pour le renouvellement de la convention collective jusqu’à une rencontre avec le premier ministre.

« Nous avons demandé cette rencontre de la dernière chance pour trouver une voie de passage afin que l’ensemble des membres de l’APTS puissent obtenir les conditions de travail nécessaires à leur attraction et à leur rétention dans le réseau public. Le Secrétariat du Conseil du trésor nous a répété à plusieurs reprises à la table de négociation qu’il ne pouvait nous offrir plus, qu’il avait atteint sa limite. Mais nos instances nationales ont refusé de considérer l’offre du gouvernement comme une entente de principe. Avec l’annonce d’hier pour les infirmières, on constate en effet que le gouvernement a de la marge de manœuvre pour améliorer l’attraction et la rétention de la main-d’œuvre dans le secteur public. Nous avons par conséquent demandé au gouvernement de revoir son offre afin de prouver sa bonne foi et d’attaquer le problème à la source », annonce Marie-Ève Meilleur, représentante nationale a l’APTS pour la région des Laurentides. 

Selon l’APTS, les mesures annoncées hier ne visent qu’une catégorie d’emploi et n’auront pas d’effet pour diminuer la surcharge de travail dans les laboratoires, dans les salles d’imagerie médicale et de médecine nucléaire, dans les centres jeunesse, dans les services à domicile, en santé mentale et dans les autres secteurs névralgiques où les listes d’attente s’allongent constamment.

« […] Pour diminuer la surcharge de travail qui pousse des centaines de salariés à quitter le réseau public et afin de réduire les listes d’attente qui empêchent la population d’avoir accès aux services dont elle a besoin, il faut avoir une vision globale. Ce n’est pas un médecin ou une infirmière qui peut effectuer les analyses sanguines, faire passer une résonance magnétique, assurer l’application des mesures en protection de la jeunesse, ajuster une prothèse, et j’en passe. Ce sont des professionnels et des techniciens de la santé et des services sociaux qui le font », a lancé Chantal Daoust, présidente de l’APTS des Laurentides.

Les incitatifs mis en place par le gouvernement pour le personnel en soins infirmiers et cardio-respiratoires

  • Dans les Laurentides, un montant forfaitaire de 2 000 $ sera attribué à l’embauche et 10 000 $ supplémentaires seront également donnés après 12 mois de travail à temps complet.
  • Une personne salariée qui s’engage à travailler à temps complet pendant un an obtiendra 5 000 $ à l’entrée en vigueur des mesures et un montant de 10 000 $ supplémentaires après 12 mois de travail à temps complet.
  • Il y aura une prime de référencement de 499 $.
  • Un montant forfaitaire de 2 000 $ sera offert pour un changement de quart pour la personne salariée de jour qui s’engage à travailler à temps complet de soir ou de nuit durant quatre semaines consécutives.
  • Un montant forfaitaire, de 200 $ ou 400 $ selon la région, sera accordé pour chaque quart de travail additionnel au poste les jours de fin de semaine de congé.
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