L’avenir de Piedmont

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L’heure des choix

«L’urbanisme d’aujourd’hui doit répondre aux enjeux d’un développement durable et d’une planification stratégique du territoire. De plus, il faut tenir compte des attentes de la population et trouver un consensus entre les différentes parties concernées pour une croissance et un épanouissement de notre belle région.»

 

Voici l’introduction du Plan d’urbanisme adopté par l’administration de Piedmont en 2009. Piedmont se décrivant comme une*ville-verte insiste sur un train de mesures pour conserver ses paysages majestueux et la qualité de vie de ses citoyens.

 

Piedmont n’est pas à l’abri des demandes des promoteurs de développements résidentiels et de centres commerciaux. Les membres du Conseil ont été saisis récemment d’une demande de changement d’affectation du terrain des Cascades d’eau. Après vérification auprès des services d’urbanisme de Saint-Sauveur et de Piedmont, c’est littéralement le double des Factoreries de Saint-Sauveur qui est prévu, si personne ne s’oppose au projet. Sans compter la partie résidentielle. La demande d’une bretelle d’autoroute est déjà sur le bureau du Ministère des Transports.

 

Le problème, c’est que la ferveur avec laquelle l’administration du maire Cardin défend ce vaste projet commercial est inquiétante… et montre clairement que son choix est fait, sans considération pour l’intérêt public des citoyens. Il suffit d’avoir assisté aux dernières réunions du Conseil pour le comprendre: le choix de nos élus ne correspond peut-être pas à la vision de Ville-verte et de havre de paix que nous avions de Piedmont quand nous avons choisi de nous y installer.

 

Droits

Le promoteur a le droit de demander un changement d’affectation mais notre municipalité se doit de prendre le temps d’étudier cette demande avec tous les outils dont elle dispose: plan d’urbanisme, comité consultatif d’urbanisme, consultation populaire, référendum, règlement de zonage. Ces outils doivent servir les orientations de Ville-verte du plan d’urbanisme adopté par Piedmont.

 

Des questions demeurent: Quelle est la valeur ajoutée de ce projet pour les citoyens? Pourquoi le Plan développé par la municipalité comprend des commerces d’envergure régionale? Pourquoi les officiers municipaux n’ont en main aucune donnée sur les infrastructures municipales requises alors qu’on sait qu’un projet d’environ 50 magasins requiert des services municipaux de toutes sortes?

 

L’heure des choix

Le promoteur a des droits certes. Mais la municipalité a aussi le pouvoir de refuser la demande si c’est là l’intérêt des citoyens et que les règlements de Piedmont le permettent avec des motifs bien sûr. Notamment que le projet ne contient pas d’éléments propres au développement durable souhaité par Piedmont en 2009 ou encore que le projet risque fort d’hypothéquer les marges de manœuvre des infrastructures municipales.

 

Mais surtout, Piedmont a le pouvoir de refuser le projet tel que présenté, parce qu’il entre carrément en collision avec le maintien de l’objectif d’une Ville-verte, respectueuse de l’environnement pour les générations futures.

 

Quant à nous, citoyens, nous avons aussi le pouvoir de nous opposer à un tel projet si nous le souhaitons. Il nous revient de faire connaître notre position afin de défendre notre havre de paix et de protéger notre environnement. C’est maintenant à nous de faire nos choix pendant que nous en avons encore le pouvoir et, surtout, le droit.

 

Par Frédérique Poirier, résidente de Piedmont

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