Le «grand projet de loi» concernant l’environnement des citoyens de Piedmont

Par Eric-Olivier Dallard

Refonte de l’urbanisme

L’urbaniste répond aux questions…
Puisque cette refonte aura un impact majeur sur le développement durable, la protection de l’environnement et une incidence sur le quotidien des citoyens de Piedmont, Accès a posé quelques questions supplémentaires à Nathalie Legault, urbaniste de la ville de Piedmont afin que ce dossier complexe et élaboré puisse mieux être compris. Accès: Des citoyens nous ont fait part de leur inquiétude à l’effet que le mot «développement» revenait à plusieurs reprises lors de la présentation, développement de centres commerciaux, ou autres, à quoi devons-nous nous attendre?
Nathalie Legault: Le plan que nous voulons mettre en place à justement comme but principal de contrôler le développement par un règlement relatif à la densité, ainsi avec une possibilité de deux logements à l’hectare cela réduit considérablement un développement trop agressif. Il y aura des petits commerces mais bien ciblés ou des bureaux d’affaires côté autoroute sans incohérence, en respectant les contraintes entropiques. Accès: Avons-nous des raisons de nous inquiéter de voir apparaître subitement un restaurant McDonald ou tout autre du même genre, pour exemple sur la route 117? N.L.: Les chances sont plus que minces en raison de la configuration des lieux et des commerces déjà existants. À cet égard il y aura un comité formé de commerçants et du comité urbanistique qui verra à informer les commerçants anciens ou nouveaux des exigences du P.I.A. (Plan intégration et implication architecturale ) il est prévu de planter des arbres pour une amélioration visuelle des zones commerciales Accès: Qu’en est-il de l’abattage d’arbres de façon inconsidérée lors d’une construction nouvelle? N.L.: Nos règlements seront plus sévères et nous avons déjà établi une surveillance accrue. Accès: Comment expliquez vous que des maisons soient modifiées par leurs propriétaires et qu’elles créent un milieu désagréable aux autres propriétaires puisqu’elles brisent l’harmonie déjà établi? N.L: Il est vrai que cette situation existe, mais au printemps 2008, le P.I.A. sera effectif et les propriétaires devront respecter l’ensemble architecturale de leur milieu et même l’ensemble architecturale de la forêt afin qu’il y ait toujours harmonie complète et éviter des débordements disgracieux. Accès: Y a-t-il quelque chose prévu pour les maisons patrimoniales Forget, Robinson, Miville-Deschênes et Thibaudeau? N.L.: Oui nous attendons le P.I.A. de la MRC concernant le patrimoine bâti et nous verrons à protéger ces lieux. Gilbert Aubin, directeur général de la ville nous indique qu’il s’agit d’un projet modéré afin que Piedmont soit considéré une «ville verte». Ce projet est prévu pour une durée de cinq à 10 ans en attendant que la MRC présente un schéma d’ensemble. Ce dossier fera l’objet d’une consultation publique lundi le 29 octobre prochain à 19h, à l’Hôtel-de-Ville de Piedmont, tous y sont conviés.

Un projet global d’urbanisme a été présenté aux citoyens de Piedmont lundi le 22 octobre dernier à la soixantaine de citoyens présents à la salle du Conseil municipal; on y remarquait tout aussi bien des propriétaires, des locataires que plusieurs développeurs et hommes d’affaires.

Nathalie Legault urbaniste, responsable du projet de loi, a fait une présentation appréciée et il s’ensuivit une période de questions.
À cet égard, Michel Dupuis, membre du conseil d’administration du CSSS des Pays-d’en-Haut souleva un point particulier qui semble poser un problème majeur quant à l’application de ce projet, c’est-à-dire ce que l’administration Cardin qualifie de «projet intégré» qui se veut une création de rue privée. La crainte de M. Dupuis est que les citoyens devront défrayer des coûts supplémentaires pour l’enlèvement de la neige et que le service d’incendie se verra placé dans une situation fâcheuse, voire hasardeuse. Question litigieuse qui ne va pas sans implication légale pour la ville de Piedmont advenant que le service d’incendie ne puisse effectuer son travail de façon sécuritaire et efficace si on adopte les règles nouvelles.

Selon M. Dupuis, ces règles sont en contradiction avec celles des rues dites publiques, créant ainsi deux classes de citoyens et deux classes de services.

Gérald Plante, directeur du service d’incendie, a toutefois réfuté cette affirmation car les nouvelles rues prévues d’une largeur de 20 pieds sont suffisantes pour que les camions d’incendie à échelle puissent y circuler car la largeur qui leur est nécessaire est de 14 pieds.

Louis Ducap, président du Comité consultatif d’urbanisme (CCU), fait remarquer que ce projet est bâti dans le respect de l’environnement des zones non urbanisées. Il nous informe entre autres que le projet des rues privées n’est pas nouveau qu’il y en a dans plusieurs municipalités, dont Piedmont et que le projet intégré a l’avantage de présenter une réduction des infrastructures en ce sens qu’en ayant la permission de réduire la largeur des rues à 20 pieds et en les privatisant l’on peut enfouir les câbles, fils électriques et de téléphones et que cela permet de conserver un côté champêtre et minimise la destruction des espaces verts. Cela demeure le choix du promoteur du projet et ceux que cela intéressent y accèdent en toutes connaissances des avantages et des désavantages, entre autres le déneigement à leurs frais.

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