Le maire réplique

Par Nathalie Deraspe

Quelques heures après la manifestation, le maire de Val-David dévoilait les résultats d’une étude attendue depuis des mois.

Ainsi, selon la firme d’arpenteurs-géomètres Barry, Régimbald, Lessard, de St-Sauveur, le volume de matière encore disponible à la Sablière Bouchard serait évalué à 244 446 mètres cube. «En calculant 200 camions de 17 mètres cube par semaine, à 35 semaines d’exploitation par an, explique le maire Pierre Lapointe, la sablière Bouchard pourrait fermer ses portes dans deux ans.» Les citoyens pourront donc «voir la lumière au bout du tunnel», mentionne un communiqué émis au cours de l’après-midi de jeudi. «Il n’y a rien de raisonnable que la municipalité puisse faire autre que de compter sur la bonne foi de M. Bouchard de continuer de respecter le protocole d’entente», peut-on lire encore.

Après avoir consulté Bernard Synnott, avocat spécialisé en droit public et administratif, la municipalité se retrouvait face à deux solutions : exproprier ou poursuivre l’exploitant pour nuisance. «Entamer une poursuite, c’est une entreprise d’un an, a confié le maire. Et il faudrait attendre au moins deux ans avant un premier jugement qui nous coûterait autour de 400 000$. Ça n’a aucun bon sens d’aller en Cour et de dépenser un demi-million de dollars quand on sait que normalement, dans deux ans, l’exploitation sera fermée. Ce qui a été fait dans les années ’70 ne pourrait plus se faire aujourd’hui. C’’est difficile d’imaginer qu’à partir d’un trou béant comme ça on puisse faire quelque chose, mais regardez le Domaine Leboeuf. Y’avait que des trous d’eau avant!»

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