Le sexe, c’est bon pour la santé!

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Par Martine Laval
Le sexe, c’est bon pour la santé!

La psychologue clinicienne spécialisée en thérapie sexuelle Laurie Betito, Ph.D dans son livre The Sex Bible for people over 50 illustre en photos et explique en mots, que la sexualité n’a pas d’âge, qu’il y a beaucoup de bienfaits et aucun inconvénient à la pratiquer, et que beaucoup d’études scientifiques démontrent même que les gens qui continuent d’avoir une sexualité régulière vivent plus longtemps, paraissent plus jeunes et ressentent moins de stress. En fait le sexe, c’est bon pour la santé!

Toute personne âgée de 50 ans et plus qui désire demeurer active sexuellement bien qu’elle ressente les transformations physiques, hormonales, fonctionnelles et  mécaniques que l’âge entraîne, peut très bien se réaliser en réajustant sa vision de l’acte et la façon de l’exécuter, démontre Laurie Betito dans sa bible du sexe. Elle ajoute que rien n’empêche un couple en relation depuis plusieurs années et dont les partenaires ressentent toujours une attraction l’un pour l’autre, de continuer à vivre une relation sexuelle saine dans la sensualité et la satisfaction. Il faut simplement savoir réinventer la chose, et l’auteure du livre est ingénieuse en la matière.

En réponse aux mythes énoncés dans la précédente chronique, en voici la déconstruction annoncée.

1 Qu’il soit inévitable que l’homme perde ses fonctions érectiles en vieillissant est faux. Qu’il survienne des épisodes dysfonctionnels ou moins performants, ne veut pas dire qu’il en sera désormais ainsi. Voilà plutôt une occasion d’explorer d’autres formes de stimulations, offrant au couple un renouveau dans la vie sexuelle et un plaisir tout aussi satisfaisant. Les hommes appréciant de plus en plus les préliminaires en vieillissant, parce que stimulants, est une bonne nouvelle pour la femme qui par nature, nécessite un préambule avant d’entrer dans le cœur de l’action. Voici donc l’occasion de faire d’une pierre deux coups et de faire en sorte que l’acte devienne un ensemble d’actions et de stimulations, ce qui ne peut qu’ajouter au plaisir.

2 Que des facteurs émotionnels et psychologiques soient responsables de l’absence d’intérêt sexuel chez la femme n’est pas tout à fait exact. Pour certaines, les changements hormonaux de la ménopause peuvent en effet affecter la réponse sexuelle en provoquant des inconvénients physiques inconfortables, mais avec des ajustements stimulateurs d’envie et un brin de créativité de la part du partenaire, il est à parier que les inconvénients soient contrés par des techniques agréables et concluantes. L’homme aussi d’ailleurs, peut vivre une baisse hormonale – andropause – qui affecte de façon passagère son envie sexuelle. Les rôles seraient alors inversés? Quoi qu’il en soit, d’un côté comme de l’autre, il ne s’agit que de situations passagères desquelles il ne faut certes pas tirer de conclusions permanentes, le corps étant en transformation.  

3 Qu’une femme perde sa capacité à avoir des orgasmes avec l’âge est tout à fait injustifié, puisque pour de nombreuses femmes, le plaisir sexuel se décuple après la ménopause, et l’intensité et  la fréquence des orgasmes augmentent – dûs à un changement dans la proportion de la testostérone par rapport à l’œstrogène et à la progestérone.

4 Quant à la masturbation qui diminuerait la capacité à jouir des relations sexuelles, ce serait plutôt le contraire, puisqu’elle augmenterait même le plaisir sexuel, avec ou sans partenaire. Chez la femme elle aurait de plus l’avantage de garder les tissus vaginaux humides et élastiques et augmenterait les niveaux d’hormones, dont la stimulatrice du désir sexuel. Quant à l’homme, la masturbation contribuerait à maintenir la capacité érectile.

5  Pour le mythe qui prétendrait qu’au mitan de leur vie et après, les couples qui n’ont pas de relations sexuelles régulières auraient perdu tout intérêt pour le sexe ou pour leur partenaire, la prochaine chronique développera ce point qui comprend des détours. Entre le couple qui est ensemble depuis des années et celui qui vient de se former, il y a une différence, et dans un cas comme dans l’autre, il vaut la peine de «s’étendre sur le sujet.»

(Référence: The Sex Bible for people over 50 – The complete guide for sexual love for mature couples – publié aux éditions Quiver et Sélection du Reader’s Digest à Selection.ca)

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