L'équipe Boucher s'insurge face à l'interprétation de la Ville

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Par Bénérice Jetté

Centre culturel de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson

Suite au point de presse donné par Linda Fortier, mairesse de la Ville, dans le dossier du Centre culturel de Sainte-Marguerite-du-Lac-

Masson, l’équipe Boucher n’a pas tardé à réagir vivement aux propos de la mairesse qu’elle décrit comme une gestion des apparences et de la désinformation

 

À la déclaration en point de presse faite par Linda Fortier qui traduit la décision du ministre comme n’ayant «pas voulu endetter les citoyens de Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson et du Québec», l’équipe Boucher s’interroge. «Pourquoi mettre des mots dans la bouche du ministre?, se demande Gilles Boucher. Ce genre de considération ne fait pas partie des critères de son ministère.»

 

Lorsque la mairesse dit saluer «cette sage décision ministérielle qui appuie du même coup le projet de redéveloppement du Centre culturel», l’équipe Boucher pense que Mme Fortier se fait du capital politique auprès des citoyens.

 

«La décision du ministre n’appuie en rien la Ville ni le projet de HBO, car ce dernier agit uniquement pour la protection du patrimoine. D’ailleurs, le MCC n’a toujours pas approuvé les plans du promoteur», précise M. Boucher.

«Vendre ces biens naturels se veut une trahison.» – Gilles Boucher

En prédisant la suite des choses, Linda Fortier évoque la préservation de la servitude. Or, l’équipe opposante a une toute autre lecture de l’avenir. «Dans cette transaction entre la Ville et HBO, les citoyens perdront à jamais leur accès à la plage naturelle au bord du lac, au parc, patinoire et tennis, craint Gilles Boucher. Une servitude demeure une servitude, avec tous les risques conflictuels inhérents à son application. Vendre ces biens naturels se veut une trahison.»

 

L’équipe Boucher met en doute le fait qu’une relance économique et une période de développement sans précédent découlera de la relocalisation des activités municipales au cœur du village et la bonification des services de loisirs et accessibilité aux services administratifs. «Acheter un bâtiment au coût de 3M$ pour relocaliser l’hôtel de ville est un non sens pour une ville de 2 804 habitants. Les citoyens seront peut-être fiers du bâtiment, mais le seront moins de la facture», conclut M. Boucher.

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