Les candidats indépendants s’organisent

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Par Michel Bureau
Les candidats indépendants s’organisent

Saint-Jérôme

Parmi les indépendants, deux sont issus de Vision Saint-Jérôme, soit André

Bujold et Alain Langlois. Le premier a claqué la porte de VSJ après que Gilles Robert se soit vu attribuer le quartier où il réside et qu’il convoitait. Langlois lui n’était plus sur la même longueur d’ondes que son chef.

 

«La politique, ce n’est pas une business» – André Bujold

André Bujold reproche à VSJ de gérer le parti comme si c’était une business. «Je ne fais pas de la politique pour l’argent, j’ai un bon salaire comme pilote de ligne chez Air Canada. Il était toujours question d’argent chez Vision Saint-Jérôme. Il y a aussi le fait que je ne pouvais pas avoir de réponses à mes questions, c’est l’omertà en quelque sorte. J’étais prêt à faire des compromis, mais de là à me présenter dans un quartier avec lequel je n’ai aucune affinité… Je voulais le quartier 10, mais on a préféré le donner à un candidat qui n’habite même pas le secteur», raconte Bujold qui se lance en politique pour servir.

 

« Il faut être à l’écoute des gens. Et le fait d’habiter le quartier va me permettre d’être plus expéditif. Je réside à Bellefeuille depuis 2004. Je connais les priorités dans mon arrondissement.»

 

Alain Langlois:

Politicien de père en fils

À 51 ans, Alain Langlois est un jeune retraité du monde des affaires. Très impliqué en 2005 avec Action Saint-Jérôme, il perd en 2009 par 77 voix dans le quartier 4 contre M. Legris, considéré à l’époque comme le bras droit du maire Gascon.

 

En 2011, il est finalement élu sous la bannière de Vision Saint-Jérôme suite au décès de Legris. Son porte à porte l’a convaincu de se porter candidat à la mairie. «Les gens sont désabusés par les partis politiques. Voilà ce que j’entends le plus souvent. Les gens me demandent: pourquoi tu ne te présentes pas comme candidat indépendant à la mairie de Saint-Jérôme?»

 

Pour lui aussi c’est terminé la ligne de parti. «J’ai quitté Vision Saint-Jérôme parce que l’on ne me respectait pas. Un parti politique n’est pas l’affaire de trois ou quatre personnes. Le rôle d’un futur maire c’est d’être à l’écoute de ses conseillers et des citoyens. Pour moi, le peuple est en haut de la pyramide.  Avec mon départ, Vision Saint-Jérôme a perdu un bon informateur.»

 

Langlois dit avoir la même philosophie que la Ligue de l’action civique soit d’éliminer toute forme de corruption.

 

«Nous avons une belle complicité entre candidats indépendants. Nous n’avons pas les mains liées. Je me suis fait un prêt pour cette campagne électorale, pour ne rien devoir à personne, je n’ai pas de squelette dans le placard et je m’en vais là pour quatre ans», conclut l’aspirant maire indépendant.

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