Complexe sportif des Pays-d’en-Haut : L’achat de deux surfaceuses à glace provoque des réactions

Par Luc Robert (initiative de journalisme local)
Complexe sportif des Pays-d’en-Haut : L’achat de deux surfaceuses à glace provoque des réactions

À l’heure où la saison des soumissions bat son plein pour doter le futur complexe sportif des Pays-d’en-Haut de deux surfaceuses, certains élus se questionnent à savoir s’il ne vaudrait pas mieux les louer pour sauver des deniers.

Publié récemment dans le Journal de Montréal, l’appel d’offres sollicite les entreprises intéressées à présenter leurs propositions pour l’acquisition de deux surfaceuses à glace électriques.

Les soumissions seront acceptées jusqu’à 11h, le jeudi 4 février 2021, dans une enveloppe scellée à l’attention de la MRC des Pays-d’en-Haut. À noter que les soumissionnaires devront consulter le site de la SEAO.CA avant de procéder, où ils obtiendront tous les critères et une copie des prérequis.

« Il est préférable d’acheter deux surfaceuses, de préférence neuves, à une seule. En ayant les deux mêmes modèles, les inventaires de pièces seront identiques et simplifiés, lors de travaux de réparation survenant lors de bris. En plus, avec notre système de ventilation écologique, il me semble plus à propos d’opter pour des surfaceuses électriques, au lieu des traditionnelles au propane », a élaboré tout haut le préfet de la MRC des Pays-d’en-Haut, M. André Genest.

Pour sa part, Mme Nadine Brière, la mairesse de Sainte-Adèle, se demande pourquoi la MRC n’a pas songé à commander une deuxième surfaceuse d’occasion. « Ce serait plus économique de se procurer une deuxième surfaceuse usagée, ou de la louer. Nous tenons toutes et tous au concept environnemental des lieux et équipements utilisés, mais je ne vois pas pourquoi nous devrions concentrer nos démarches vers deux machines neuves. Les surfaceuses électriques neuves sont nettement plus chères. »

Le préfet invoque plusieurs avantages à se procurer deux machines. « Nous devrons possiblement acheter une génératrice, qui pourra servir en recharges en cas de pannes d’électricité, mais c’est un must pour la certification et le respect environnemental. De plus, après avoir observé ce qui se fait ailleurs, nous avons convenu qu’une deuxième machine n’est pas un luxe. Lorsqu’il y aura un bris, les parties ne seront pas retardées, car une autre surfaceuse sera déjà là pour achever le travail. En louant une Zamboni de réserve, il faudrait la faire livrer de l’extérieur et attendre qu’elle soit livrée : à mon sens, ça ne marche pas », a ajouté M. Genest.

D’autres gens du milieu ont invoqué que deux surfaceuses neuves sur place éviteraient de prendre du retard dans les horaires d’éventuels tournois de hockey.

« Pas certain que des tournois auront lieu là. Il me semblait que pour tenir un tournoi, ça prend deux patinoires, alors que nous n’en avons qu’une. La réflexion n’a même pas encore été faite à savoir si nous devenons un OSBL et de quelle façon nous procéderons pour l’embauche d’un gérant. En tout cas, il me semble que deux surfaceuses neuves ne sont pas nécessaires dans le contexte actuel. Nous voulons que ce soient nos jeunes qui participent aux parties de ligues », a repris Mme Brière.

Quant à lui, l’ancien professionnel Robert Sirois, également de Saint-Adèle, a émis l’opinion suivante : « Une Zamboni neuve est censée durer environ 800 heures avant que certains problèmes apparaissent. Il faut absolument une deuxième machine en cas de pépins. La norme est en effet de compter sur deux surfaceuses, mais la deuxième peut en être une usagée. Quand j’entends des sommes avancées de 350 000 $ à 400 000 $ pour deux Zambonis électriques neuves, je trouve que c’est excessif pour la répartition de la facture à 10 municipalités. Mais ce n’est que mon avis personnel », a-t-il soulevé.

L’ancien pro a même effectué des recherches en la matière du côté américain. « J’en ai trouvé une usagée à vendre à 84 000 $, dans un petit village des États-Unis, soit environ 125 000 $ canadiens. En dénichant une 2e machine usagée, tu peux couper la moitié de la facture. Ça dépend toujours de l’utilisation que tu veux en faire, aussi. Si tu y vas à 66% du temps avec la neuve et 33 % du temps avec l’usager, les deux resteront en bonne shape », a-t-il estimé.

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Pierre Lafond
Pierre Lafond
10 mois

La mairesse Briere ne veut pas trop payer car elle préfère investir à son Mont Loup Garou.
C’est neuf , on achète de la qualité et pour ne pas avoir l’air des pics pics, on doit avoir deux machines.

Pierre Lafond
Pierre Lafond
10 mois

Une bande d’amateurs !!!
Attendez de voir la facture finale !!!

Alain Daviault
Alain Daviault
10 mois

De toute manière la notion du<< politique-décideur >> est le seul discours pour définir les besoins. Un projet miracle pour redorer l’image de certains politiques qui cachent des enjeux collectifs. En guise de conclusion, Genest est imprégné du modèle déficitaire et son départ imminent de la politique est une nécessité.