Les élèves de l’école primaire Chante-au-Vent ont accès au terrain de l’église voisine

Par Luc Robert (initiative de journalisme local)
Les élèves de l’école primaire Chante-au-Vent ont accès au terrain de l’église voisine
L’école Chante-au-Vent à Sainte-Adèle. (Photo : Archives)

Le Centre de services scolaire des Laurentides (CSSL) a signé un bail de trois ans (renouvelable), qui permet aux élèves de l’école primaire Chante-au-Vent, du secteur Mont-Rolland, de profiter du terrain voisin de l’église Saint-Joseph, pour tenir leurs récréations.

Cet ajout de plus de 1 000 mètres carrés (soit plus de 10 764 pieds carrés) de terrain de jeu « compense la diminution de la superficie de la cour d’école, engendrée par l’installation de classes modulaires », a estimé le CSSL dans une missive.

L’organisme a confirmé la location du terrain de l’église Saint-Joseph, adjacente à l’école. « Les recommandations provinciales dictent qu’il y ait un minimum de 7 m2 d’espace par élève dans la cour d’école. Ici, ça tourne autour de 10 m2. Ce n’est pas si mal : si on se compare aux écoles de Montréal, on se console. Quant aux classes modulaires, l’empreinte au sol est de 200 m2, sur une superficie totale de 2 700 m2 de la cour d’école. Ce n’est pas par plaisir que nous les avons installées, mais par solution temporaires de dernier recours, en attendant la suite des choses », a souligné M. Marc-Antoine Brissette, directeur des ressources matérielles par intérim à la CSSL.

C’est qu’une demande de reconstruction de l’école Chante-au-Vent a été acheminée au Ministère de l’éducation du Québec (MEQ) en 2020. Si elle est favorable, plus d’espace pourrait être disponible aux alentours de la rentrée scolaire de 2025.

« Sainte-Adèle a connu la plus grande démographie des petites familles au Québec (bulletin démographique, volume 25, édition 5) avec une hausse de 3,7 %. Mais on n’a pas encore de réponse de Québec pour les rénovations », a-t-il spécifié.

La hausse de jeunes élèves est confirmée à la direction générale du CSSL. « Le bail a été signé afin de répondre aux besoins immédiats et futurs de l’effectif scolaire en croissance. Le CSSL doit composer avec la hausse significative de la clientèle scolaire, sur le territoire de la MRC des Pays-d’en-Haut. Nos écoles débordent, mais il est de notre devoir d’offrir l’environnement le plus adéquat possible. Les élèves ont un terrain de jeu plus grand que ce qu’ils avaient avant », a insisté M. Sébastien Tardif, directeur-général du CSSL, dans une déclaration écrite.

D’autres modulaires ?

Quant aux rumeurs voulant que d’autres classes modulaires soient ajoutées pour l’année scolaire 2022-2023, il serait trop tôt pour les envisager.

« On ne peut pas prédire ce qui se passera. Il faudra agir en fonction des prévisions ministérielles, mais aussi de la capacité réelle sur le terrain. L’étude démographique du territoire aidera à nos calculs. Mais il est prématuré de parler d’ajout de classes modulaires », a évoqué M. Brissette.

Sécurité

Bien qu’une clôture amovible ait été installée pour délimiter le terrain de récréation (terrasse Morin), des parents craignent en plus que des chutes de glace et de neige surviennent près de l’église, car la toiture est confectionnée de tôle glissante.

« Un périmètre de sécurité est prévu près de l’église, selon les accumulations reçues. Le contrat de déneigement avec la Fabrique est sous notre responsabilité et nous serons vigileants », a repris M. Brissette.

Même son de cloche auprès de la directrice des écoles Chante-au-Vent et de l’Expédition, Mme Julie Degrace.

« La sécurité des enfants vient toujours en premier lieu. On aura un œil de lynx en tout temps pour la sécurité de nos jeunes. On a un beau partenariat avec la CSSL et l’église. Les élèves de Chante-au-Vent disposent de leur propre cour et on a modulé trois récréations différentes le matin. À la Terrasse Morin, on ferme la clôture le midi et en après-midi. Tout va bien et est sous contrôle jusqu’à présent », a-t-elle indiqué.

« En attendant (une réponse du MEQ), nous sommes heureux d’avoir trouvé une solution pour amoindrir les impacts sur les élèves et pour assurer leur qualité de vie au quotidien. Nous remercions d’ailleurs l’Évêché, la Fabrique et le curé », a poursuivi M. Tardif.

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