Les femmes, au pas de course

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Les femmes, au pas de course

Dans tous les aspects de leur vie et dans toutes les sphères de la société, les femmes se mettent littéralement « au pas de course ». Que ce soit dans leur vie professionnelle, leur conciliation travail/famille, pour leur santé personnelle, ou en tant que loisir, les femmes courent littéralement, à tous âges, de toutes sortes de façons et pour de multiples raisons.

 

La course sportive

Si l’on considère que la course à pied vient au 6e rang des activités les plus pratiquées après la marche, le vélo, la natation, la condition physique et le patinage sur glace; qu’en 2004, 13% des Québécoises de 6 à 74 ans (414 000 femmes) couraient; que 5 ans plus tard l’Institut national de Santé publique du Québec estime le nombre à 645 000 – ce qui représente une femme sur cinq -, on peut dire : Wow! Quelle évolution!

 

Un million et demi de Québécois courent et les deux tiers s’entraînent au  moins une fois par semaine. Avant on courait pour la performance, aujourd’hui on court pour le plaisir.

 

« Si la course à pied connaît un tel succès de nos jours, c’est en grande partie grâce à l’arrivée des coureuses » explique Jean-Yves Cloutier, entraîneur et président-

fondateur du club des Vainqueurs à Montréal et auteur de quelques livres sur le sujet.

 

Les femmes courent d’abord pour la forme, la santé, l’équilibre dans leur vie, et aussi, sans le crier sur tous les toits, pour perdre du poids ou le contrôler. Elles le font en

solitaire ou en groupe, pour oublier petits et grands soucis de la vie, pour «se vider la tête», pour prendre l’air, pour se dépasser, pour s’offrir un temps à elles seules. Bref, elles joignent l’utile à l’agréable car oui, selon des témoignages recueillis auprès de la gente féminine laurentienne, celles qui courent ressentent un grand plaisir à le faire voire même une certaine euphorie,

véritable drogue douce pour contrer la course effrénée de la vie et les maux de

société.

 

La course professionnelle

Alors que la Journée internationale de la femme est à deux pas, bien que la course à pieds soit un sport de plus en plus populaire, d’autres courses le sont tout autant. Afin de faire sa place et la prendre, dans

un monde professionnel où elle n’est pas

encore «considérée» au même niveau que l’homme, la femme court encore et toujours.

 

Afin de s‘affirmer au sein d’une entreprise ou sur la scène politique, la femme qui brigue un poste de direction, un statut

permettant une prise de décisions ou une position de pouvoir  parcourt une trail

souvent ardue avec ses montées essoufflantes, ses descentes abruptes, ses courbes remplies d’obstacles. Bien qu’il s’agisse d’une course d’un autre calibre, certes stimulante, elle est toutefois plus souvent qu’autrement, épuisante. C’est alors que la course à pied devient essentielle pour évacuer le stress, la tension, l’épuisement mental. La femme est-elle donc née pour courir, dans toutes les sphères de sa vie?

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