L’hôpital de Saint-Jérôme sous haute surveillance

Par Mathieu Sainte-Marie
L’hôpital de Saint-Jérôme sous haute surveillance

Usagers insatisfaits

Les usagers du CSSS de Saint-Jérôme sont insatisfaits de la qualité des soins, de l’attitude du personnel et des délais d’attente, conclut le Protecteur du citoyen dans son rapport daté du 30 mars dernier.

Suite à plusieurs plaintes, le Protecteur s’est penché depuis 2008 sur la situation de cet hôpital. Les 10 et 11 novembre 2011, deux déléguées ont visité l’endroit et y ont rapporté leurs observations.  

 

Elles constatent, entre autres, des lacunes dans la salle d’attente. «Elle ne respecte pas entièrement une exigence importante du Guide de gestion de l’urgence, soit de permettre au personnel infirmier de surveiller, en tout temps, les patients de la salle d’attente», rapportent les déléguées.  

 

De plus, le rapport souligne que le personnel affecté au triage n’effectue aucune surveillance des patients dans cette salle. «Cette situation est d’autant plus préoccupante que nos interrogations à ce sujet n’ont pas obtenu de réponses satisfaisantes», note le Protecteur du citoyen.

 

Toujours dans la salle d’attente, le rapport reproche au CSSS de Saint-Jérôme de ne pas procéder à une évaluation sommaire ou brève lorsque le temps d’attente excède dix minutes.

 

Manque de personnel?

Les gestionnaires de l’hôpital croient que les infirmières affectées à l’aire ambulatoire sont en nombre suffisant alors que le personnel infirmier fait état du contraire, révèle l’enquête. Néanmoins, on évoque la possibilité de remplacer une infirmière auxiliaire par une infirmière à l’aire ambulatoire.

 

Le rapport dévoile une autre lacune: l’urgence de l’Hôpital régional de Saint-Jérôme dispose de 39 civières fonctionnelles, mais seulement neuf ont un moniteur. Le «Guide de gestion de l’urgence» recommande que 50% des civières soient munies de cet appareil.

 

Par ailleurs, le personnel de l’urgence omet à l’occasion d’ouvrir un dossier pour certains patients, rapporte le Protecteur qui se dit très préoccupé par la situation. «On considère comme injustifiables de telles omissions», dit-il. Une recommandation de la commissaire a été faite au personnel ce qui est jugé satisfaisant par les déléguées.

 

Depuis le début de l’enquête, le CSSS de Saint-Jérôme s’est ajusté et a su répondre à certaines recommandations. «Nous avons constaté la volonté de l’établissement d’améliorer la situation à l’urgence», note-t-on.

 

L’hôpital de Saint-Jérôme a jusqu’à la fin du mois pour dire s’il donne suite ou pas à toutes ces recommandations.

 

 

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