Loi 31 : Les pharmaciens poseront plus d’actes

Par France Poirier
Loi 31 : Les pharmaciens poseront plus d’actes
Jean-Christophe Raymond, pharmacien copropriétaire de la Pharmacie Proxim près de l’hôpital régional de Saint-Jérôme.

Avec le projet de loi 31 entraient en vigueur des règlements pour élargir la gamme d’activités professionnelles des pharmaciens. Ainsi, certains services seront maintenant offerts par les pharmaciens.

Pour Jean-Christophe Raymond pharmacien copropriétaire de la Pharmacie Proxim à Saint-Jérôme, c’est une excellente nouvelle. « Déjà on pouvait prescrire certains médicaments. La loi 31 est passée il y a deux ans, mais il y a eu des ajustements avec le gouvernement afin que certaines activités soient gratuites pour les patients et payées par l’assurance-maladie. Nous sommes très heureux de pouvoir en faire plus surtout avec la pandémie. On se réorganise afin de pouvoir offrir les nouveaux services aux patients », nous a-t-il confié en entrevue.

Il cite en exemple la vaccination saisonnière (Influenza). « C’est génial, nous avons eu 1500 vaccins. Nous avons embauché des infirmières supplémentaires pour développer ces services. Et lorsqu’il sera temps de vacciner la population contre la COVID-19, selon l’ordre prioritaire, nous pourrons aussi le faire. »

De nouveaux actes

Dans les actes que peuvent maintenant poser les pharmaciens, il y a le traitement du zona. Si un patient montre des signes du zona, il peut consulter le pharmacien qui pourra prescrire un traitement en attendant la consultation du médecin. Le traitement de la grippe Influenza pourra aussi être pris en charge par le pharmacien pour débuter un traitement ou par le vaccin en prévention.

« Nous allons doubler nos actes et c’est une excellente nouvelle. Avec la loi 31 nous allons pouvoir faire plus, ce qui sera bénéfique pour les patients et aussi ça va contribuer à désengorger le système de santé. Les patients pourront aller voir leur pharmacien. Selon la situation, ils pourront éviter une visite à l’urgence ou chez le médecin », ajoute-t-il.

« Actuellement, les pharmaciens peuvent déjà prescrire des médicaments pour traiter certains problèmes de santé mineurs ou à titre préventif. Aujourd’hui, certaines conditions s’ajoutent et le nombre d’années éligibles entre la prescription du médecin et celle du pharmacien est augmenté dans certains cas. À titre d’exemple, le pharmacien peut maintenant prescrire un traitement pour l’infection urinaire jusqu’à cinq ans après la prescription du médecin ou de l’infirmière praticienne spécialisée, comparativement à un an, par le passé », peut-on lire sur le site de l’Ordre des pharmaciens du Québec.

S’ajoutent aussi tous les tests de laboratoire que les pharmaciens peuvent prescrire afin d’évaluer l’impact des traitements médicamenteux sur leurs patients et ajuster ceux-ci au besoin.

Abolition de la franchise et coassurance

Le gouvernement annonçait que les activités professionnelles telles que la prolongation d’ordonnance, l’évaluation du besoin de prescription pour une condition mineure ou la substitution d’un médicament, notamment, ne sont plus sujettes à une contribution des patients à partir du 25 janvier.

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