Mais où sont-ils?

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Mais où sont-ils?

À la recherche des décrocheurs laurentiens

D’emblée, la directrice générale de la Fondation des arts des Laurentides, soutient qu’elle ne désire pas engendrer une polémique sur le sujet du décrochage régional, mais bien d’imposer une réflexion. Néanmoins, la question lui brûle les lèvres.

Où sont donc passés les décrocheurs des Laurentides?

Avec en main un projet artistique dont les retombées exceptionnelles permettent aux décrocheurs âgés de 16 à 30 ans de renouer avec un système scolaire auquel ils n’adhéraient pas dans le passé, Rosette Pipar lance un appel collectif. Qu’on lui fournisse les coordonnées de jeunes décrocheurs afin que l’équipe d’Horizons Artistiques leur offre un soutien adéquat via les arts.
«Horizons Artistiques est un projet pilote extrêmement bien organisé qui vise à soutenir les décrocheurs dans leur démarche professionnelle au moyen d’un processus artistique, explique Mme Pipar. Financés par Services Canada, nous intégrons différentes démarches pour le jeune décrocheur.»

Accueillis dans des locaux à Sainte-Adèle, grâce à l’aide du maire Jean-Paul Cardinal, les jeunes adultes ont l’opportunité de vivre une démarche d’insertion autre que celle que l’on connaît habituellement. Invités à se pencher en profondeur sur les rêves qui les animent, ils auront à vivre une étape de deuil cruciale et nécessaire à l’introspection et à l’identification des valeurs qui les animent. Une réflexion qui leur permettra de porter un regard distinctif sur les réalités de la carrière d’artiste et de faire un choix éclairé sur la place qu’ils veulent occuper dans notre société. «On parle d’un cheminement à petites doses, confie la directrice générale. Ces jeunes ont été confrontés à un système scolaire qui ne leur correspondait pas. Désoeuvrés, ils ont quitté l’école et se retrouvent on ne sait où.» Au cours des deux derniers projets, les jeunes, bien qu’aux prises avec des problèmes sociaux parfois très lourds, ont tous démontré de grands talents qu’il suffisait de stimuler et faire éclore.

Bien que toutes les instances ont été averties, soit les CLSC, CJE, CSSS, la Commission scolaire des Laurentides, la DPJ, les services de police, il semblerait que ces jeunes demeurent introuvables. Pour l’instant, seul le CJE Carrefour jeunesse emploi de la Rivière-du-Nord a été en mesure de référer des jeunes participants.
«Nous avons actuellement une quinzaine de jeunes qui bénéficient de ce programme et nous avons de la place pour une vingtaine d’entre eux. Ils sont enchantés d’y participer et sont émerveillés par les ateliers artistiques proposés d’autant plus qu’ils sont payés 236$ par semaine pour suivre cette formation.»

Invités à rencontrer et à travailler avec des artistes professionnels de différentes disciplines, les bénéficiaires de ce projet verront au fil des semaines leur intérêt grandir et se décupler. La finalité du projet se conclura par la réalisation d’un projet personnel et collectif, nommément le scrakbooking, la peinture, la sculpture, le théâtre, la musique, etc.
«Après cette formation de 23 semaines, ils auront élaboré un document relatant leur parcours et auront conçu un dépliant, des cartes d’affaires et un plan de développement sommaire incluant une démarche à suivre, un calendrier d’actions à suivre pour mener à bien la carrière de leur choix. C’est une chance incroyable d’avoir ça dans la vie!», lance Mme Pipar.

Soulignons que le second projet Horizons Artistiques démarrera en avril 2007. En attendant, il est possible de rejoindre les intervenants d’Horizons Artistiques en composant le 450-229-2612, 514-953-5615. Toute personne connaissant un jeune décrocheur est priée de les contacter.

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