Malversation à la Farandole de Sainte-Marguerite

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Par Bénérice Jetté
Malversation à la Farandole de Sainte-Marguerite

Louise Gagnon répond aux accusations de Clément Marcotte

Par Bénérice Jetté – Une mise en demeure destinée à Clément Marcotte, trésorier comptable pour la Farandole en 2011-12, exigeant sa rétraction quant aux propos diffamatoires tenus à l’égard de Louise

Gagnon fondatrice et  directrice générale de La Farandole, amène celle-ci à donner sa version des faits.

 

«La Farandole des arts visuels est mon bébé. Chaque édition est le résultat d’un travail de longue haleine, de milliers d’heures durant deux ans. J’aurai bientôt 74 ans, et La Farandole est aujourd’hui d’envergure internationale. Jamais je n’aurais voulu nuire à cet événement», déclare d’emblée la fondatrice.

 

En 2010, Louise Gagnon reçoit confirmation du fait que les membres du CA d’un OSBL ont le droit de se verser un salaire raisonnable, reflétant l’envergure du travail effectué, avec l’accord des membres en quorum (trois personnes). «Comme lorsque nous avons approuvé de façon verbale la motion des versements (questionnés par Clément Marcotte), nous étions trois et nous avons cru être en quorum. Notre manque d’expérience révélera que nous étions en conflit d’intérêt sans le savoir», explique la fondatrice. «Concernant l’appellation des dépenses pour justification des versements, le comptable de l’époque avait suggéré que nous les nommions frais de représentation et non salaire, pour simplifier la comptabilité et ne pas émettre de TP4. Cela aussi, en toute légalité», ajoute-t-elle.

 

À tous les paliers gouvernementaux, pour demande de subvention, un budget provisoire est exigé et les frais de représentation toujours inscrits. Un bilan doit aussi être remis à la Ville pour vérification. «Nous avons toujours remis toutes les informations demandées, qui sont écrites noir sur blanc. Personne ne peut dire que nous avons caché des chiffres, car tout est vérifiable, se défend Mme Gagnon. De plus, n’ayant pas de procès-verbal soutenant l’entente concernant les versements de 2010, avec le CA de 2012 nous sommes revenus sur la décision, qui été acceptée à nouveau et en bonne et due forme.»

 

«M. Marcotte a dit que nous recevons 100 000$ en subventions par édition, quand pour 2012 nous avons reçu 21 000$. Si nous recevions des sommes aussi astronomiques, notre réalité serait bien différente. D’où sort ce chiffre?», questionne la fondatrice.

Clément Marcotte a dit vouloir dénoncer le manque d’éthique dans la gérance de fonds publics octroyés à la Farandole des arts, soutenant aussi le fait qu’il avait démissionné, poussé par des menaces de représailles. «Clément Marcotte n’a jamais soulevé ses questionnements lors de nos réunions mensuelles. Nous lui avons demandé de démissionner et de se rétracter de ses accusations en 2012, faute de quoi il recevrait une mise en demeure, pour la raison précise qu’il avait diffusé aux membres d’un autre organisme des données confidentielles concernant La Farandole», lance celle qui croit avoir fait les frais d’une cabale en vue des élections municipales. Clément Marcotte a rencontré le journal Accès début juillet 2013 pour parler de cette affaire, soit deux mois avant d’annoncer sa candidature aux élections municipales.

 

En réaction à la mise en demeure et à la lettre ouverte de Louise Gagnon (en page 6 de la présente édition), Clément Marcotte maintient sa version, qu’il dit basée sur des faits et documents vérifiables, et dit n’avoir rien de plus à ajouter.

 

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