Marie-Pier Houle veut des adversaires de haut niveau en 2020

Par Production Accès
Marie-Pier Houle veut des adversaires de haut niveau en 2020
Marie-Pier Houle aime s’entraîneur au club «La Station». (Photo : Luc Robert)

Boxe professionnelle

Toujours invaincue après trois combats professionnels (2-0-1, 1 k.-o.),
la boxeuse Marie-Pier Houle n’hésite pas à faire beaucoup de route pour venir peaufiner son talent jusqu’à Sainte-Adèle, sous la férule de l’entraîneur Sébastien Gauthier.

Jusqu’à deux fois par semaine, elle parcourt les autoroutes 640 et 15, en partance de Terrebonne, en direction du club La Station.

« J’ai l’habitude de diversifier mes lieux d’entraînement, mais je viens souvent
à Sainte-Adèle, pour bénéficier des connaissances de Sébastien. Il ajuste bien les stratégies qu’il prépare avec Jean Zewski, mon entraîneur de toujours. La complicité est là »
.

L’athlète de 29 ans prévoit remonter entre les cordages en février 2020, avec un défi à relever.

« Mon entourage cherche à me trouver une adversaire qui me fera progresser. Mes deux premières opposantes n’étaient pas dans la meilleure forme physique. Le niveau des boxeuses étant fluctuant, il n’est pas toujours évident de trouver la perle rare. Linda Dostalkova, ma dernière opposante, était très agressive, et puis cela a donné un gros combat. J’aime les défis réalisables, mais difficiles », a confié la Trifluvienne d’origine, qui a livré une nulle majoritaire à la Tchèque.

Aux différents gymnases, elle s’applique à améliorer ses atouts.

« Je possède une bonne droite arrière. J’essaie de doubler mes mains avant. Je ne travaille pas au volume de coups, mais plutôt à la qualité de ceux-ci. J’aime aller au corps, où ça fait mal ».

Auteure de 39 combats chez les amateurs, Houle a été active en boxe olympique entre l’âge de 14 et de 18 ans, avant de prendre une pause.

« Box rec m’attribue seulement quelques combats amateurs, car ma fiche a été perdue. Ce qui importe, c’est ce que je démontre chez les pros. En effectuant du sparing avec Marie-Ève Dicaire et Myriam DaSylva, je développe mes coups ».

Celle qui fait carrière chez les poids mi-moyens, depuis juin dernier, pense que la boxe féminine va éclore encore au pays, avec Dicaire comme chef de file. Avant elle, l’Acadienne Nora Daigle avait été la dernière francophone à se battre pour deux titres mondiaux, en 1997 (Biloxi) et 1998 (Las Vegas), chez les poids coqs.

«Il y a de plus en plus de filles chez les pros. Marie-Ève, Kim Clavel (en pause) et autres sont nos porte-étendards. Après les Jeux olympiques de Tokyo, il y aura une nouvelle cohorte de dames. Il y a un marché pour nous. Il n’y a pas juste les hommes qui peuvent livrer des combats intenses», a-t-elle ajouté en riant.

Houle, qui est thérapeute à la clinique «Évolution physio» de Terrebonne, possède des idées précises pour son sport.

«On veut des rondes de 3 minutes au lieu de 2, chez les dames. J’en ai discuté avec Michel Hamelin, le responsable des sports de combat. Mais c’est le Ministère de la Sécurité publique qui gère ça, semble-t-il. Grâce à mon métier, je suis plus à même de prévoir les blessures : quand j’ai mal quelque part, je suis un traitement immédiatement. Il ne faut jamais laisser une blessure dégénérer».

Maxime Michaud et Sébastien Gauthier apprécient l’intensité de Marie-Pier Houle à La Station. Photo : Luc Robert
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