Mégaplantation de cannabis : Des citoyens de Sainte-Lucie inquiets

Françoise Le Guen
Mégaplantation de cannabis : Des citoyens de Sainte-Lucie inquiets
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Des citoyens de Sainte-Lucie-des-Laurentides ont partagé leurs inquiétudes lors d’une séance du conseil municipal mouvementée lundi soir, quant au projet d’implantation d’une mégaproduction de culture de cannabis.

 

Selon la mairesse de Sainte-Lucie, Anne-Guylaine Legault, les promoteurs, Dionysus Pharma Canada, prévoient un projet d’envergure réparti sur plus d’une phase, s’étendant de 5 à 7 ans.

Le projet se situe à la frontière de Sainte-Lucie et de Sainte-Marguerite, « sur un domaine qui ne laissera pas paraître l’implantation. Ce projet suit le cours normal de l’approbation des autorités fédérales, incluant une période test où Santé Canada fournit un agrément définitif. Il faut que les items en production répondent aux normes des autorités avant de se retrouver sur le marché », explique-t-elle.

Selon elle, si les phases sont développées conformément aux prévisions, plus de 200 emplois pourraient être créés et payés entre 15 et 22 dollars de l’heure.

La mairesse déplore cependant le fait que «  les conseillers qui se montraient enthousiastes à l’égard de l’entreprise, sauf un, ont changé d’avis lundi soir pour dire qu’ils ne veulent pas du projet.  »

Préoccupations environnementales

Comme le terrain est situé très proche de la rivière Doncaster, Don McMahon, le président de l’Association de la Rivière Doncaster (ARD), comme d’autres personnes, cherche à être rassuré. « Un ruisseau passe sur le terrain et se déverse dans la rivière Doncaster. Ça m’inquiète qu’il y ait une usine de cette grandeur si proche de la rivière. Ce type de projet peut avoir un impact sur l’environnement et c’est ce qui préoccupe plusieurs citoyens », souligne le résident de Sainte-Marguerite, s’exprimant en tant que président de l’ARD.

L’association a d’ailleurs avisé la fondation David Suzuki. « Nous sommes en communication. On se penche sur les conséquences possibles du projet, telles que la déforestation, l’impact sur la qualité de l’eau, la pollution de l’air, le bruit et le  trafic », explique-t-il.

Pour madame Legault, il ne serait pas acceptable que Sainte-Lucie subisse un impact environnemental négatif. « Et il est clair que les officiers de l’entreprise ont compris le message, ont réfléchi et prévu des méthodes à la fine pointe sur le plan technologique. Ils tiennent à ce que la population comprenne qu’ils désirent être de parfaits voisins. La production est strictement médicale et ne tolère pas d’apports chimiques. Elle doit être exempte de tout résidu nuisible. »

L’entreprise répondra aux citoyens désireux de connaître le projet, affirme en terminant la mairesse.

« Des rencontres seront probablement organisées de manière à informer la population. J’invite les citoyens intéressés à entendre les réponses de l’entreprise à me contacter par courriel anneguylainelegault@live.com ».   

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