Mésentente à la séance du conseil

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Par Cynthia Cloutier Marenger

Dossier des anciennes Cascades d’eau de Piedmont

Le mardi 1er octobre se tenait la dernière séance du conseil municipal actuel de Piedmont avant les élections du 3 novembre. Environ 25 citoyens, dont les membres de l’Équipe Louise Guertin, qui se présente contre celle du maire sortant Clément Cardin, y étaient pour poser des questions sur le site des anciennes Cascades d’eau.

 

Alors qu’elle devait suivre un ordre du jour raccourci ne traitant que des affaires courantes – campagne électorale oblige –, la dernière séance du conseil municipal piedmontais s’est pourtant étendue plus que de coutume.

 

La raison en revient au nombre élevé de questions posées par les citoyens lors de la période de questions, que le maire sortant Clément Cardin a interrompue au bout d’une heure quinze minutes, et ce, malgré le fait que des mains étaient toujours levées.

 

Une fin de séance «abrupte»

Présente à la séance avec les membres de son équipe, la candidate à la mairie de Piedmont Louise Guertin s’insurge de l’attitude du maire Cardin, qu’elle a jugée agressive et défensive. Selon elle, les questions des citoyens étaient pourtant posées sur un ton calme.

 

Toutefois, dès la première question, formulée par la candidate Ann Marie Colizza, le maire aurait crié et serait immédiatement  devenu nerveux. Par la suite, ses réponses auraient été incomplètes et peu claires. Il aurait par ailleurs refusé de donner la parole à certaines personnes en mettant fin «abruptement» à la séance, selon les mots de Louise Guertin.

 

«Le Maire de Piedmont manque de respect envers les citoyens en ne leur permettant pas de s’exprimer, a-t-elle déploré. Les membres de l’Équipe Louise Guertin ainsi que de nombreux contribuables ont encore tenté en vain d’obtenir de l’information sur le dossier de dézonage de l’ancien site des Cascades d’eau.»

 

Une «patience exemplaire»

Questionné sur son attitude alléguée, le maire Cardin tient un tout autre discours. «J’ai été d’une patience exemplaire, assure-t-il. Demandez à mes conseillers!» Il admet néanmoins ne pas apprécier se faire couper la parole: «Je ne coupe pas les gens, moi, quand ils parlent! Je m’attends à la même chose.»

 

S’il est vrai qu’il a mis fin à la séance du conseil malgré les mains encore levées, M. Cardin prétend que c’est parce qu’il avait déjà donné la parole à tout le monde au moins une fois, et même deux ou trois fois.

 

Il insiste sur le fait que la période de questions, qui dure habituellement une quinzaine de minutes, a cette fois pris une heure quinze minutes.

 

Il souligne également que, dans certaines municipalités, une limite d’une demi-heure est imposée  à la période de questions. «Moi, je ne ferai jamais ça!», promet-il pour sa part.

 

M. Cardin explique la différence de perception du déroulement de la séance par la campagne électorale en cours. «Mme Guertin a un parti pris, dit-il. Elle se présente contre moi!», conclut le maire sortant.

 

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