La Municipalité estime devoir faire preuve de vigilance!

Par Journal Accès
La Municipalité estime devoir faire preuve de vigilance!

Déversement de sédiments dans les lacs Massie et des Trois-Frères à Saint-Adolphe

Accès – Un mois après un important déversement de sédiments dans les lacs Massie et des Trois-Frères, le problème n’est toujours pas réglé. À trois reprises depuis, dont le 4 août dernier, ces lacs se sont retrouvés avec une importante surcharge de sédiments.

« Les mesures mises en place par Hydro-Québec depuis le début de juillet se sont avérées chaque fois insuffisantes. Dès qu’il tombe une forte pluie, l’eau devient brunâtre et opaque pendant au moins trois jours, ce qui est très mauvais pour la santé de ces lacs qui se jettent dans le lac Saint-Joseph », affirme Denise Payette du comité aviseur et membre de l’Association du lac des Trois-Frères.
Rappelons qu’Hydro-Québec avait d’abord nié toute responsabilité dans cet apport de sédiments.
«Après un quatrième déversement, le niveau d’inquiétude des citoyens est à son maximum, poursuit Mme Payette. Certains résidents puisent leur eau dans le lac des Trois-Frères et il y a un camp de vacances en bordure de celui-ci. Sans compter qu’à chaque déversement, personne n’ose se baigner, même en pleine canicule. »
Les 8 et 9 août derniers, l’inspecteur du ministère de l’Environnement a visité les sites de travaux sur une partie du tracé. Nous savons qu’Hydro-Québec doit, encore une fois, mettre en place très rapidement des mesures pour prévenir d’éventuels écoulements de sédiments dans les cours d’eau, car cela est interdit selon la Loi sur la qualité de l’environnement. De même en est-il d’un règlement municipal.
« L’écoulement de sédiments faisait partie des préoccupations soulevées au sein du comité technique régional mis sur pied par Hydro-Québec. Le chargé de projet en environnement, Jean Hébert, avait rassuré les gens en disant qu’Hydro-Québec savait gérer les sédiments, que de tels écoulements ne se produiraient pas. Cela ne doit plus se produire, ça n’aurait même jamais dû arriver!», affirme Sarah Perreault, du comité aviseur.

Le comité aviseur maintient sa position

Le comité aviseur estime que le ministère de l’Environnement devrait ordonner un arrêt immédiat des travaux et faire appel à une firme d’experts indépendante afin de s’assurer de l’efficacité à long terme des mesures mises en place sur l’ensemble du tracé en vue d’éviter tout autre déversement dans les cours d’eau et les lacs. « Il est certain que nous continuerons de surveiller la situation de très près. De son côté, la municipalité doit faire preuve d’une grande vigilance, car de toute évidence, Hydro-Québec s’est montrée négligente. Que va-t-il se passer si ce problème dure au-delà de la fin des travaux de construction de la ligne? La Municipalité va-t-elle en hériter avec les coûts associés?», questionne Denise Payette.
Le comité aviseur et la Municipalité maintiennent leur position quant à la nécessité d’enfouir une partie de la ligne du Grand-Brûlé afin d’en arriver à un projet socialement acceptable. « Dans toute cette affaire, une chose est sûre : Hydro n’a jamais réussi à atteindre l’acceptabilité sociale. Ce projet est un gâchis sur les plans paysager, environnemental, social et économique », conclut Denise Payette.

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