Nico Desmarais roule autour du monde

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Par Mathieu Laberge
Nico Desmarais roule autour du monde

Le spécialiste du longboard Nicolas

Desmarais a connu une saison 2013 fort occupée. Le résidant de Val-Morin a participé à près d’une dizaine de compétitions comptant pour le circuit de la Coupe du monde de l’International Downhill Federation (IDF). À l’aube de sa dernière épreuve internationale cette année, il a fait le point avec Accès sur la présente campagne.

 

À la fin juillet, le planchiste a séjourné en Europe où il a participé à deux épreuves en République tchèque et une en France. Si la première épreuve est à oublier pour lui – il a tardivement été informé que l’horaire de course avait été devancé – il a pu se racheter en décrochant une dixième place à l’étape de Grim Mountain, toujours en République tchèque. Par la suite, il a mis le cap sur Peyragudes, dans les Pyrénées françaises, où il a fini 18e à la suite d’une erreur survenue en quarts de finale.

 

Plus tôt dans la saison, il avait endommagé sa combinaison de course à la suite d’un accident et sa nouvelle tenue lui a causé des ennuis, notamment parce qu’elle n’était pas assez serrée au niveau de ses genoux.

 

L’importance des détails

Une combinaison mal ajustée. Un léger détail direz-vous, sauf que lorsque l’on dévale une route asphaltée à plus de 100 kilomètres/heure, tous les détails ont leur importance non seulement pour aller encore plus vite, mais aussi pour éviter les risques d’accidents.

«Une de mes forces, ce sont les départs, ce qui fait en sorte que je gère les épreuves depuis le devant de la course. Avec ma nouvelle combinaison, mes genoux avaient tendance à se tourner vers l’extérieur. C’était moins stable et cela a paru dans les courses», a-t-il expliqué.

 

«À certaines épreuves, nous pouvons être une vingtaine d’athlètes qui se classent dans la même seconde. Les petits détails peuvent donc faire une grosse différence», poursuit celui qui roule désormais sur une planche plus haute, ce qui lui permet d’être parfaitement agrippé à sa planche dans les virages.

 

«Mes jambes doivent être plus dépliées que sur une planche plus abaissée, ce qui me fait moins déraper dans les virages. J’ai mis du temps à corriger ça, mais j’ai pu y arriver à l’entraînement et en regardant des vidéos où j’avais constaté que mon centre de gravité  était trop bas. Si on veut obtenir de bonnes performances, il faut trouver ce qui ne fonctionne pas afin de s’améliorer. Sinon, on reste dans le statut quo.»

 

Retour sur le chemin de la victoire

Ces ajustements ont été payants en bout de ligne pour Nicolas Desmarais. En effet, il a signé une victoire à la Silverheel Cup d’Okemo Mountain, une étape du circuit nord-américain présentée au Vermont. Et pour ajouter au plaisir de cette victoire, sa conjointe Cassandra Duchesne s’est également imposée chez les femmes, elle qui en est à ses tous débuts dans cette discipline.

 

«C’est une ancienne athlète de ski alpin, alors disons qu’elle était habituée à faire des virages à haute vitesse!» a conclu Nicolas en riant.

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