(Photo : gracieuseté)
Sonia Mercier

Évoluer dans un milieu d’hommes : Sonia Mercier, fière du travail accompli

Par Isabelle Houle

« Il me reste dix mois à travailler. J’ai demandé une réorientation depuis octobre 2025 pour être capable de transférer mes connaissances avant de partir. J’ai été directrice de l’exploitation de 2018 à 2025 », précise-t-elle.

Passionnée, celle-ci souhaite assurer la relève. Ayant œuvré durant 26 ans au MTMD, Mme Mercier a su prendre sa place au fil des ans. « Au début, je m’occupais de tout ce qui était finances pour la direction générale Laurentides-Lanaudière. » Questionnée sur sa présence au travail au milieu d’hommes, elle mentionne être en terrain connu.

« Moi je suis comptable agréée de formation et j’ai travaillé dans un cabinet de comptables avant de rentrer au ministère qui était aussi majoritairement formé d’hommes. À cette époque (début des années 90), il n’y avait pas beaucoup de femmes qui étaient comptables dans les bureaux. Les patrons étaient tous des hommes. J’ai été la première à avoir un bébé dans mon milieu de travail et ils (les collègues) ne savaient pas quoi faire avec ça! »

Cette dernière fait certainement partie de celles qui ont fait avancer la cause des femmes puisqu’elle dit avoir « fait sa place avec les compétences ».

Accomplissement

Fière et authentique, Sonia Mercier dit appeler les choses par leurs noms. « Je suis contente d’être rendue là parce que j’avais de l’expérience et j’avais l’attitude pour être capable d’être là. J’ai toujours pris ma place. J’ai toujours senti que je devais parfois débattre mes idées un peu plus fort que si j’avais été un homme, mais je ne me suis jamais arrêtée à ça. »

Pour elle, être accomplie est aussi de s’assurer qu’une équipe de travail fonctionne bien et que les employés sont contents. Celle-ci supervisait une quarantaine de personnes au MTMD, puis depuis 2018, 240 employés. « Ma motivation c’était mon équipe. Je veux que ça marche et qu’on atteigne les résultats. »

Sonia Mercier est même devenue un modèle pour ses collègues féminines qui œuvraient avec elle à la gestion au fil des ans.

« Elles m’ont donné un totem : la lionne maternelle », dit-elle amusée.

Elle se rappelle d’ailleurs avoir été première gestionnaire femme à la Direction générale Laurentides-Lanaudière au MTMD en 2007.

Donner au suivant

« Les femmes, on a souvent le syndrome de l’imposteur et le doute d’être assez », ajoute-t-elle.

Confiante malgré tout, Mme Mercier devait parfois se motiver pour se souvenir qu’elle était bien à sa place. « Si tu n’as pas le doute, tu n’es peut-être pas à la bonne place. Ça en prend un peu. C’est ce qui fait que tu te requestionnes et tu t’assures que ce que tu fais, tu le fais dans le sens de ton objectif. »

En conclusion, Mme Mercier vise pour sa retraite de faire du mentorat et de voyager. « Quand on est gestionnaire, on peut se sentir vraiment seul. Juste de valider certaines choses à titre de mentore, ça leur fait du bien. »

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