La nature laurentienne à l’honneur : le Capteur Sauvage expose à La Veillée
Par Rédaction
Par Emmanuelle Mozayan-Verschaeve
Le photographe Alexandre Lauzier, mieux connu sous le nom de Capteur Sauvage, expose plusieurs de ses œuvres à la microbrasserie La Veillée de Sainte-Agathe. Une ode en images à la faune et aux paysages des Laurentides.
Depuis bientôt dix ans, Alexandre Lauzier photographie la faune et la flore essentiellement dans les Laurentides, où il a vu le jour. « J’ai commencé à faire de la photo après ce que je pourrais appeler la grande dépression », raconte l’homme natif de Mont-Rolland à Sainte-Adèle. Après des études en technique de santé animale au Cégep, il abandonne son parcours, affecté par le sort réservé aux animaux. « Ça a été un coup dur sur le moral, donc j’ai fait une grosse dépression, dont j’ai commencé à me sortir en allant me promener en forêt dans mon coin à Sainte-Adèle ».
Ces promenades l’aident à décompresser et, observateur, il commence à photographier ce qui l’interpelle avec son téléphone, avant de se procurer son premier appareil photo. « J’ai étudié les techniques au fil des années, puis je me suis fait connaître parce que je montre le côté vrai de la région des Laurentides ».
Arrêt sur image
Sensibles et poétiques, à la fois pleins de vie et figés dans le temps, les clichés du Capteur Sauvage immortalisent le vivant et accrochent instantanément le regard. Ils illustrent actuellement les murs de la microbrasserie La Veillée à Sainte-Agathe-des-Monts. « Dans ma démarche, je vais chercher le contact avec la faune pour communiquer des émotions, mais quand je vois de beaux paysages, je saisis aussi l’occasion de les photographier », explique-t-il. Alexandre a laissé le soin à l’équipe de sélectionner les images, qui contribuent à créer un fort sentiment d’appartenance en entrant dans le restaurant.
L’artiste garde en mémoire chacune de ses rencontres avec les animaux. Apprendre le comportement des espèces, patienter des heures et être prêt à saisir le moment sont essentiels, sans jamais attirer les animaux. « Il y a 50 % d’improvisation et 50 % de préparation ».
Parmi ses souvenirs marquants, une rencontre avec un renard demeure gravée dans sa mémoire et figure parmi ses images les plus populaires. Ces instants privilégiés sont partagés sous forme de photos, de cartes de souhaits et de calendriers.