Nos salaires, leur banque préférée

Par Thalia Bastien
Nos salaires, leur banque préférée
Citoyenne de Prévost, diplômée de l’École Polyvalente Saint-Jérôme, je suis maintenant une étudiante de 17 ans en gestion à l’université d’Ottawa. Animée par le débat et les sujets qui tuent, je vous présente du haut de ma perspective mes opinions non censurées et réfléchies qui exigent du changement.

Constater pour la première fois le montant retranché de notre salaire par les taxes provinciales et fédérales n’est rien de moins que frustrant et déroutant. Tout à coup, les îles Cayman n’ont jamais été aussi attirantes. Il devient vite évident où va donc notre argent. On peut certainement blâmer le manque de bons gestionnaires dans nos gouvernements qui vont tolérer ou même permettre les abus aux extrémités.

 

À une extrémité, nous avons le Québec et le Canada qui sont très bons à cajoler d’argent ceux qu’ils prennent en pitié. Évidemment, c’est une porte d’entrée idéale pour les profiteurs. Bien que les intentions derrière les contributions gouvernementales soient raisonnables, leurs modalités peuvent parfois s’avérer chaotiques. Un des meilleurs exemples est le programme d’aide social.

Les conditions d’admissibilité et les obligations des assistés sociaux une fois dans le programme sont ridiculement minimes et idéales pour engendrer un cycle de contentement. Et si les assistés sociaux qui sont dans les conditions de travailler seraient contraints à rendre un service nécessaire en retour de leur chèque autrement entièrement gratuit ? Ou bien à démontrer leur démarche pour devenir autosuffisant financièrement ? C’est seulement logique d’aussi douter des autres programmes qui semblent avaler nos payes par les fraudeurs qu’on ne prend pas le temps de traquer et leurs accessibilités aussi grande qu’un cœur de gauche.

Puis à l’autre extrémité, nous avons l’évitement fiscale évidente des multi-nationales et l’abus sans représailles des fournisseurs du gouvernement. Par exemple, c’est chose connue que le domaine de la construction est un fan des contrats du gouvernement. C’est honteux de constater les milliards de dollars qui sont surchargés sous leurs yeux projet après projet sans qu’ils ne prennent aucune action pour arrêter de se faire
voler et abuser comme des incompétents sans courage qui ont peur d’assumer leur autorité.

Évidemment, ce sont les payeurs de taxes qui finissent par payer chaque surcharge et chaque taxe évitée. Et si le gouvernement faisait le simple effort d’engager un ingénieur en construction réputé pour qu’il puisse analyser le coût de chaque projet et mettre en place une marge qui ne devait jamais être dépassée ? Le gouvernement doit arrêter de se faire marcher dessus par des contracteurs qui se font leur pension en les surchargeant et en les trompant à répétition. La plus grande faille des gouvernements sera toujours leur manque de vision à long terme. Une économie, une société et une santé globale se bâtit par la prise de décision courageuse qui assure un futur stable et à succès.

C’est clair que ce qu’on paye en taxes est loin d’être proportionnel aux services qu’on reçoit en retour. Des remèdes simples et efficaces qui ont été adoptés par d’autres pays existent, mais ça ne semble pas faire l’affaire du gouvernement. Par exemple, le fait que des multinationales puissent se faire des profits approchant le billion de dollar sur notre territoire sans payer une cent de taxes à cause d’une technicité dont nos politiciens se montrent réticent à ajuster, démontre le gros manque d’ordre dans les priorités de notre gouvernement. Tout comme cibler la réprimande des petits cas d’évitement fiscaux au lieu des gros joueurs de la pratique parce que le peu d’effort que ça demande est juste trop attirant, non ? C’est choquant de voir toutes ces failles, ces négligences et ces abus résultés en des pourcentages, des zéros et des lignes de plus sur nos factures.

Toutes ces constats donnent l’impression qu’aux yeux des personnes en position de pouvoir, l’effort derrière les salaires du peuple n’a pas de valeur. Ça donne l’impression que notre argent est vu comme un portefeuille sans fin. Les humains passent la majorité de leur temps précieux sur Terre à amasser un salaire dans le but d’avoir un standard de vie qui leur plait. Vous ne trouvez pas que la gestion de notre argent devrait donc être traitée accordement ?

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Votre réflexion, je la partage en partie pour ce qui est du pouvoir absolu étant relié à la rétribution monétaire et ses désavantages nous obligeant à cotiser.Cependant, l’économie n’est pas le seul véhicule qui permet aux gens une certaine honorabilité dans la société actuelle. La dépendance à l’économie sociale n’est pas ce que vous présumez,un choix de la personne. Il n’est pas rare de voir des gens plonger dans la misère tout en perdant leurs valeurs. Les personnes ayant recours au filet social n’ont pas à être stigmatiser tout comme vous le faite. Vous mentionnez qu’il est facile d’avoir recours… Lire plus »