«On ne se prépare pas à l’Inde,

Par Eric-Olivier Dallard

sur la route de l’inde

Deux Laurentiens, Ugo Monticone et Julie Corbeil, ont amorccé cette semaine un périple en Inde. Ils ont choisi Accès pour les suivre semaine après semaine dans leur découverte de cette contrée mystérieuse. Voici leur première chronique.

Tous les guides de voyage nous le disent et redisent, sauf que… le départ approche et la peur grandit. Une bonne peur pourtant. Boulimiques de voyage et junkies de dépaysement, nous plongeon vers l’Inde, ce pays/continent où les points de repère se font rares. Cette destination nous énergise, nous coule dans les veines comme une drogue euphorisante. Méditation, relaxation, yoga, quête de soi… l’Inde nous promet trois mois de ressourcement des plus intenses. Mais j’y pense: le temps file et nous sommes loin d’être prêts!

Impossible d’être zen avant de mettre le pied dans l’avion! Vaccins, visa, huile de pépins de pamplemousse et capsules de yogourt (les nouvelles méthodes néo-naturalistes pour faire passer la bouffe épicée), billet d’avion… BILLETS D’AVION! C’est encore dans la liste des choses à faire… Pas de panique! Au bulletin de nouvelles, pour une fois, on parle un peu de l’Inde: des inondations font des milliers de morts et risquent de propager des maladies sur tout le pays… J’éteins la télé. Mieux vaut emporter une double dose d’huile de pépin…

Pendant qu’Ugo se ronge les ongles jusqu’au sang, je suis en orbite autour de mon sac à dos… quoi apporter? Malgré nos nombreuses expériences de voyage, cette fois-ci nous repartons à zéro.

L’Inde…

Une population d’un milliard d’habitants, qui croit en une dizaine de Dieu différents, qui parle une centaine de dialectes distincts, qui vit à Mumbai, Delhi ou Calcutta, mais aussi dans les campagnes, sur la côte océanique et dans les montagnes de l’Himalaya. L’Inde, c’est aussi un des développements économiques les plus puissants de la planète qui côtoie la pauvreté la plus criante.

En Inde, on se sent loin de sa mère…

Ce séjour se veut un double-défi tout en contradiction: puiser dans l’Inde l’essence de notre existence, mais aussi réaliser à la fois un projet de série télévisée pour le Canal Vox et l’écriture d’un roman… rien de moins. Le fluide versus le tangible.

Qui sommes-nous?

Ugo Monticone a publié quatre récits de voyage et deux romans. Il a obtenu cette année une bourse du Conseil des arts et des lettres du Québec pour écrire un septième ouvrage. Son séjour en terre sacrée deviendra sa source d’inspiration et son moteur pour ce futur livre.

Julie Corbeil a réalisé le documentaire Aller-Simple en Amérique Latine (2007). Depuis janvier, elle réalise l’émission culturelle Jamais trop d’art à la Télévision des Basses-Laurentides. Ce périple lui permettra de réaliser une série d’émissions sur l’Inde avec Ugo comme personnage principal.
«En Inde?»
Évidemment, tout le monde y va de son petit conseil et de sa petite mise en garde parce qu’ils ont entendu parler de l’Inde par le beau-frère du cousin de l’ami du voisin dont la tante aveugle l’a entendu à la télé.
«Vous allez voir en Inde c’est sale, ça pue, c’est dégueulasse… Il y a des cadavres dans les rues.»

Oui, oui, j’imagine qu’on s’y fera …
«Mangez pas de viande, pas de lait et surtout pas de légumes car ils sont lavés avec de l’eau contaminée…»

Bah, de toute façon, on finira bien par être malade d’une façon ou d’une autre.

Et il y a ceux qui sont déjà allés visiter le pays de Gandhi et qui savent nous rassurer:
«Les Indiens sont gentils, mais ils te prendront un sein au passage et te taperont les fesses pour rire un peu… juste parce que tu es blanche»

Ah bon…

Au fond, nous nous ferons notre idée bien assez vite. Et vous aussi! Car nous vous apportons dans nos valises. Par nos chroniques hebdomadaires, vous serez avec nous jusqu’à la fin du mois de novembre… Parez au décollage!

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S’abonner  
Notifier de