«On veut remettre 1000$ aux familles québécoises.» – Robert Milot

Photo de Thomas Gallenne
Par Thomas Gallenne
«On veut remettre 1000$ aux familles québécoises.» – Robert Milot

Candidat de la CAQ dans Bertrand

Pour situer la personne, Robert Milot a fondé le restaurant Chez Milot à Sainte-Adèle en 1985 avant de le revendre en octobre 1990 à Claude Descôteaux et son épouse Carmen McDonald. Entrevue avec le candidat qui représentera la Coalition avenir Québec dans le comté de Bertrand.

«Je suis natif de Montréal et je suis arrivé dans les Laurentides dans les années 80, raconte M. Milot. Je demeurais au Mont Habitant où j’enseignais le ski. D’ailleurs mes fils ont fait de la compétition, dont Daniel qui a été champion québécois en slalom.»

Quels sont les enjeux dans Bertrand?

Robert Milot – Le premier enjeux en est un économique. Ce qui affecte le plus le comté, c’est qu’on a une économie morose. D’après les commerçants locaux, on parle d’une baisse d’environ 40% du chiffre d’affaires, et c’est pas juste les restaurateurs qui le disent, mais divers commerçants.

Quelles solutions prônez-vous pour relancer l’économie régionale?

RM – Première des choses, on va réduire de 1000$ le fardeau fiscal des ménages, d’une part en abolissant la taxe santé de 400$ par famille, et la taxe scolaire de 600$. On veut rapetisser la taille des organismes para gouvernementaux comme les commissions scolaires et les agences de santé. On remplacerait ces grosses structures par des plus petites et on inverserait complètement le processus décisionnel: ces nouvelles structures plus légères se rapporteraient aux établissements qui fournissent les services aux citoyens en matière d’éducation et de santé, qui à leur tour se rapporteraient aux ministères.

Ensuite, je souhaite qu’on mise sur des événements touristiques majeurs. Prenons par exemple le Ironman de Tremblant qui attire des milliers de participants et de touristes. Je veux qu’on s’inspire de ce genre d’événement et qu’on en implante dans notre comté. Ce pourrait être un événement majeur par saison, et qui génèrerait beaucoup d’attraction, de fréquentation et donc de retombées économiques pour la région.

Toujours dans le domaine économique, je suis d’avis de transférer les crédits d’impôts habituellement dévolus aux grandes entreprises, à nos petites et moyennes entreprises (PME), afin de créer des emplois de qualité.

Avec mon expérience professionnelle qui m’a amené à travailler pour une entreprise médicale dans la Napa Valley dans la région de San Francisco, je crois à l’implantation de parcs industriels avec des entreprises dans le domaine de l’innovation, des nouvelles technologies. On pourrait implanter ce genre de petits parcs, de petits noyaux industriels, dans le comté de Bertrand.

Et on devrait utiliser nos Centres locaux de développement (CLD) comme guichet unique pour nos PME, pour faciliter leur implantation et leur développement.

Et sur le plan de l’éducation, je pense qu’il faut promouvoir l’entrepreneuriat parmi nos jeunes pour qu’ils deviennent des entrepreneurs et qu’ils créent de meilleurs emplois.

Qu’en est-il de la question sur la santé?

RM – Je prône une augmentation des soins à domicile, et de répartir le fardeau de la santé sur le système privé. Et non je ne pense pas que cela va engendrer une médecine à deux vitesses, mais plutôt de permettre au public et au privé de travailler ensemble, en harmonie. On a des exemples comme celui de la clinique médicale Rockland MD qui a travaillé de concert avec l’hôpital Sacré-Cœur, pour des chirurgies mineures. [Ndlr: Le ministère de la Santé ne renouvellera pas cette entente suite à un litige entre la clinique privée et la RAMQ qui tente de recouvrir des frais de « forfaits santé » jugés illégaux.]

Comme dans le cas des commissions scolaires, je souhaite qu’on abolisse les agences de santé et qu’on inverse la structure. En santé on a le double de personnel qu’en Ontario.

Quel message souhaitez-vous faire passer auprès de la population?

RM – Tout simplement que je me présente comme un député nouveau, dynamique, qui souhaite être au service des citoyens. Et vous savez la différence entre un politicien et un homme d’état? Un politicien travaille à se faire élire alors qu’un homme d’état travaille à servir les citoyens.

Partager cet article

Laisser un commentaire

avatar
  S’abonner  
Notifier de