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En tandem

Par Josée Pilotte

Il y a un peu de Jocelyne Cazin, dans Accès: sa façon de dénoncer, de confronter, de nommer; dans sa façon de débusquer, de mettre en lumière. Un état d’esprit qui lui a permis, notamment, de se tailler une place de choix dans le paysage médiatique, et sur de nombreux fronts, tout en crédibilité: obtention du prestigieux prix journalistique Judith-Jasmin, correspondance parlementaire, couverture des Jeux Olympiques de Calgary, Match de la vie, J.E., Dans la mire…

Il était, dès lors, plutôt naturel qu’elle finisse un jour ou l’autre dans nos pages, qu’elle embarque à nos côtés…

Après la lumineuse Fabienne Larouche, nous vous offrons donc la pertinence des propos de Jocelyne Cazin et la perspicacité de ses réflexions sur notre région; les sujets sur lesquels elle se penchera ne manqueront pas de sel, tout à notre image! Jocelyne Cazin et Accès: c’est pas un beau tandem, ça?!

Sous les couvertures

Je n’aurais pas voulu être Stéphanie Lajeunesse qui enseigne à nos jeunes le journalisme à A.N.-Morin ces jours-ci. C’est sûr qu’elle doit expliquer comment prioriser une nouvelle. C’est sûr qu’elle doit parler du choix de la «une». C’est sûr qu’elle doit parler du traitement réservé aux élections. C’est sûr. Et c’est dur. C’est dur quand tu consultes tous les journaux, au lendemain du premier débat électoral, et que le «débat» c’est… les «ébats» de Miss Couillard. J’éprouve comme une petite honte pour ma profession.

Je vous jure, presque tous les journaux ont mis en «une» la belle brune. Seul Le Devoir a résisté à la tentation de la «chère», pruderie légendaire oblige. D’accord les journaux sont dirigés la plupart par des hommes, mais je ne vois pas l’intérêt de lui consacrer autant d’espace alors même que l’on semble ambivalent dans nos choix politiques. On ne sait pas qui va diriger nos destinées, mais on sait que Mom Boucher a serré la main de Julie Couillard en la secouant «de manière à faire bouger [ses] seins». Peut-être qu’au fond on s’en fout de la politique et de nos politiciens; ça nous ennuie tellement qu’on préfère lire un roman-savon et se rincer l’œil dans le décolleté de Mlle Couillard.

Moi en tous cas j’ai pas eu le temps de m’ennuyer cette semaine; j’aurais même aimé ne plus m’appeler Josée Pilotte pour un boutte. C’est que faire de la p’tite politique c’est pas comme une p’tite vite: ça éreinte ça, monsieur!

Des nouvelles du «quêteux»

Je finissais ma dernière chronique, vous souvenez-vous?, assise sur le «banc de quêteux» de ma grand-mère, dont L’Ouvroir n’avait pas voulu: «Maudite misère!»

Ben êtes-vous bien «assis»: il a finalement trouvé preneur… Plus encore, je vous le dis les gens de L’Ouvroir se sont trompés, y’a de la demande pour les bancs de quêteux! Si donc vous aussi désirez faire don du vôtre, sachez que ma boîte vocale est pleine de voix pleines d’espoir qui en recherchent. Alors dites-moi, vous, vous en avez un?…

N’appelez pas L’Ouvroir!, écrivez-moi plutôt: direction@journalacces.ca.

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