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Une souris chauve

Par Production Accès

Les derniers mois ont été difficiles mais je vois enfin la lumière au fond du tunnel et non, ce n’est pas un train qui fonce sur moi. J’ai pensé écrire un petit conte de rien du tout pour montrer que tout tout tout est possible dans la vie pourvu que l’on y mette du sien. Plus que tout je crois en l’amitié et à l’amour de mes proches qui ont su être présents aux bons moments et absents aussi quand il le fallait.

 

C’est l’histoire d’une petite souris blanche comme une pleine lune et qui n’avait pas un seul poil sur le coco. Elle s’appelait… rien. Ses parents l’avaient décidé ainsi. Elle vivait dans un magnifique trou. Mais un trou c’tun trou. Elle se sentait bien seule depuis que son unique frère avait quitté le nid familial. Il avait fait la sourde oreille aux conseils de ses parents qui avaient bien tenté de le retenir. Un jour, il fit le grand saut (ou le grand sot, c’est comme vous voulez).

Il craignait qu’un matou ne l’attende toutes griffes sorties hors du trou pour en faire qu’une bouchée mais il entendit plutôt aboyer. Futé comme il croyait l’être, il se dit que s’il y avait un chien, sûr qu’il n’y avait pas de chat aux alentours.

Nono.

Sitôt sorti, il se fit bouffer par un énorme chat qui se dit en se léchant les babines : c’est commode de parler les deux langues. Malgré tout, la petite souris sans nom essaya de convaincre ses parents de partir. Peine perdue. Trop occupés, ces derniers ne pouvaient pas aboyer mais ils zappaient en maudit… Même que la petite finit par mettre sa mère hors d’elle-même. J’ai dit non, t’es sourde ou quoi? Oui mais maman, oui mais… Tiens dit la mère, tu voulais un nom? Désormais tu t’appelleras Ouimais. (qui devint avec le temps Ouimet). Elle se sentit enfin quelqu’un. Et elle eut soudain une idée formidable. Elle débuta en secret un entraînement intensif : course mur à mur, musculation, elle levait des pois Lesieur et méditait pour renforcer son mental. Think big!

Pendant que ses parents dormaient Ouimet s’élança à l’extérieur. Surpris, le matou n’eut pas le temps de réagir. Elle sauta sur son dos en lui criant : ta gueule le bilingue! Donne-moi juste une petite minute pour t’expliquer une chose trèèèèès importante. Elle lui révéla son plan et Chat-chat, qu’elle finit par appeler Charest (peut-être parce qu’il n’avait plus de couilles) fut ébloui! Le projet était simple. Tous les deux partiraient à travers le monde faire des conférences pour démontrer qu’un matou et une petite souris pouvaient former un couple harmonieux. Ce fut un succès instantané. Des stars! Même que la mode devint virale et toutes les femelles souris se rasèrent le crâne. Ouimet jubilait! Comme quoi même les chauves sourient…

Quant à Charest, il débordait de joie. Il disait : cha me plaît bien cette vie, je la chavoure à pleines dents! J’aimerais bien vous dire qu’ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants. Franchement! On va se garder une petite gêne. Ce n’est pas un conte érotique mais une histoire héros-tique. Et ils vécurent heureux. Le soir, elle se collait contre lui en disant : toi et moi on est félin pour l’autre. Elle ajoutait qu’elle n’avait pas besoin d’un tas d’amis, un seul lui suffisait.

Charest souriait en lui chuchotant : cha chè vrai ma mignonne et puis tu es belle à croquer, se plaisait-il à lui chuchoter au creux de son oreille.

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