On ne sort pas le bois du gars

On ne sort pas le bois du gars
Thomas Gallenne
Opinion

Mot de Tom

Édito du 15 août

Walden, ça vous dit quelque chose? C’est un livre écrit par un certain Henry David Thoreau. Non, ce n’est pas le dernier livre à succès de l’été 2018. Non. Écrit autour de 1845, le livre sera publié en 1854.

Je n’en suis qu’à la première partie et déjà je me suis pris une grande claque dans la figure!

Quelle modernité dans le propos! Quelle lucidité! Quel regard aiguisé sur ses contemporains et sur cette société industrielle naissance (en Amérique du Nord), qui privilégie la consommation et donc l’exploitation des ressources, annonçant déjà la réflexion environnementale et la sensibilité écologique qui poindra au 20e siècle et qui – je vous l’annonce – sera le thème central de notre 21e siècle. Il en va de la survie de notre espèce, après tout.

À travers sa réflexion, il aborde des thèmes aussi fondamentaux que notre rapport à nous-mêmes, à l’autre, à notre environnement. Mais également, notre rapport à l’espace (intérieur et extérieur), la façon de l’habiter, l’expérimenter, le vivre. Thoreau parle de consommation et de son pendant, l’endettement.

Il raconte comment il se construit lui-même son propre habitat, une minimaison de 10 pieds sur 15, et de 8 pieds de haut! Cela lui en coûtera au total 28,12 $. Moins cher que la location annuelle d’une chambre d’étudiant sur le campus de l’université de Cambridge.

De quoi alimenter la réflexion de ceux qui souhaitent revoir leur vie et se libérer de toute forme d’aliénation.

****

Vous jetterez un œil sur notre édition de la semaine du 15 août, en particulier sur Les Sentiers de la terre, un projet de relais récréotouristiques et de refuges forestiers situé à Saint-Adolphe-d’Howard et porté par la communauté. Profondément inspirant.

Je me souviens d’une citation imprimée sur des chandails aux Îles de la Madeleine : « On peut sortir le gars des îles, mais on ne peut sortir les îles du gars. »

Je paraphraserais ainsi : « On peut sortir le gars du bois, mais pas l’écharde du doigt! » Vous ne l’aviez pas vu venir, celle-là!?

Thomas Gallenne, directeur de l’information

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1 commentaire

  1. jean pierre létourneau

    21 août 2018 à 19 h 15 min

    Salut Thomas, ce monsieur Thoreau était à sa manière un électron libre et un libre penseur…
    Cela étant, il était bien moins coincé et bien plus lucide que bien des gens de nos jours d’aujourd’hui… i
    Il était hors du temps de cet ancien temps et ce faisant, bien avant celui d’hier et bien après celui de demain

    Aller se ressourcer dans bois, c’est se connecter au caractère intemporel de la vie et se sortir de tout plein de prêt à penser… Bravo pour ton article qui donne envie de relire ce fabuleux auteur d’un autre temps…

    à plus

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