Pauline Marois ovationnée à Saint-Jérôme

Par Eric-Olivier Dallard

Est-ce le début d’un temps nouveau? Trop tôt pour le dire. Mais le jour même où la maison CROP dévoile un sondage défavorable à l’endroit du PQ, leur chef est acclamée dans la capitale régionale.

Pas moins d’une dizaine de maires ont accepté l’invitation de la Chambre de commerce et d’industrie de Saint-Jérôme, mardi. C’est trois fois plus que lors de la visite de Mario Dumont en janvier. Le vent de favoritisme en faveur du p’tit Mario aurait-il tourné? C’est du moins ce que prétendent les sondeurs, qui estiment que la rive-nord est désormais davantage favorable aux pé­quistes qu’aux Libéraux. Cela dit, même si cinq candidats se bousculent pour prendre la relève de Lucie Papineau dans Prévost, les organisations du sud auraient, selon les oui-dire, eu beaucoup de mal à remplacer les Legendre et cie.

Le Québec moins riche

Avec force données, la chef du PQ a servi une mise en garde aux gens d’affaires de la région. Même si le chômage est historiquement bas, le secteur de l’emploi demeure sous performant. Depuis cinq ans, le taux d’enrichissement des Québécois a connu une faible croissance (2%) comparativement au reste du pays (2,7%) et aux États-Unis (2,9%), allègue Pauline Marois. Le faible niveau d’investissement privé en serait la cause. La dette du Québec représente encore 44% de l’ensemble de notre richesse collective alors que la moyenne canadienne oscille autour de 25%. «Répéter le mot économie comme un mantra ne suffira pas, affirme la deuxième chef de l’opposition à Québec. N’ayons pas peur des mots. Il faut augmenter la tarte collective pour mieux la partager. Investir dans notre économie et prendre les problèmes à bras le corps.»

Pour y arriver, la chef du PQ prétend qu’il faut augmenter la productivité des entreprises, exporter des produits à haute valeur ajoutée et tirer profit des grandes tendances mondiales. Un discours qui plairait aux «lucides» de ce monde. Cela serait rendu possible en investissant dans nos ressources humaines, en créant un environnement d’affaires propice à l’investissement et en faisant la promotion de l’excellence. Le tout, dans une perspective de développement durable.
À ce titre, Mme Marois a salué les efforts de la région qui, selon elle, a su prendre le virage des technologies et de l’innovation. Le Centre d’expérimentation des véhicules électriques du Québec, celui des matériaux composites et les alliances effectuées avec l’Université du Québec en Outaouais, en sont de bons exemples.
«L’Irlande, le Danemark, la Finlande, la Suède figurent parmi les États les plus riches du monde, avec des PIB de 44 000$ à 46 000$, alors qu’au Canada, les PIB varient de 35 000$ à 38 000$. Si l’Irlande a réussi, nous pouvons réussir aussi. Saint-Jérôme et les Basses-Laurentides sont déjà engagés dans cette voie.»

Pauline Marois a profité de son passage à Saint-Jérôme pour rencontrer plusieurs dirigeantes de centres de la petite enfance de la région. La chef du PQ s’est ensuite consacrée à ses militants avant qu’une soirée de financement à Saint-Eustache ne clôture ses activités de la journée.

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