Pêche blanche : Popularité assurée même pour une édition repoussée

Par Luc Robert (initiative de journalisme local)
Pêche blanche : Popularité assurée même pour une édition repoussée
Des jeunes ont eu la piqûre lors des pêches blanches antérieures. (Photo : Serge Saint-Hillaire)

La pêche blanche permet à la fois d’initier les jeunes à cette activité sur glace, mais aussi de faire redécouvrir aux moins jeunes les attraits de taquiner le poisson avec sa tuque et ses mitaines.

Ralentie ou annulée dans plusieurs secteurs des Laurentides en raison de la pandémie, l’activité extérieure laisse entrevoir des jours meilleurs. En 2022, Val-Morin entend célébrer son 100e anniversaire, notamment en présentant ses deux jours traditionnels de pêche en février.

« On obtient toujours une dérogation de deux jours, en février, du ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs du Québec, pour tenir notre activité-bénéfice. Les gens viennent pêcher du brochet, de la truite brune et arc-en-ciel, de la perchaude, du maskinongé et parfois du doré et du brochet. Un vivier est même aménagé sur place. Et tout ça est mis en place pour une bonne cause, pas pour un concours de celui qui sort le plus de poissons », a souligné l’organisateur depuis 24 ans, M. Michel Bazinet.

Au fil du temps, la pêche sur glace a permis de financer plusieurs activités communautaires de Val-Morin.

« Je suis le quêteux des jeunes (rires). Avec notre coût d’entrée de 5 $, nous avons amassé des sommes pour le club des petits déjeuners, le camp de jour, ainsi que l’édification d’une patinoire de près de 60 000 $. Tout ça en bénévolat », a-t-il spécifié.

Description

La pêche sur glace, aussi appelée pêche blanche, est pratiquée sur la couche glacée de cours d’eau, le lac Raymond dans le cas présent. Elle consiste à pêcher le poisson à travers un trou pratiqué dans la glace.

« Ça mord par séquences. Des vers ou des ménés sont autorisés comme appâts, mais pas des poissons vivants. Les adeptes ont droit à 10 trous percés. »

Le succès de l’événement tient aussi à son bassin versant. « L’ensemencement de la rivière du Nord a aidé notre cause. On a déjà obtenu 450 inscriptions sur deux jours. Je ne faisais même plus de publicité, parce que nous manquions de stationnement En plus des deux jours pour 5 $, les gens pouvaient se restaurer à la cantine. Des repas étaient servis sur un poêle à bois. M. Serge Saint-Hillaire nous amenait son ragoût de castor et une grand-mère son gâteau maison. À mon avis, c’est l’activité familiale par excellence, car les gens sont très généreux. »

Contrairement à la pêche du poulamon, à Sainte-Anne-de-la-Pérade, l’activité de Val-Morin n’a pas besoin de cabanes.

« On tient l’activité de pêche blanche sur une très courte période. S’il vente, certains apportent leur tente ou une toile. Ils se confectionnent des lits de branches ou s’assoient sur des ballots de foin. J’en ai même surpris sur leur chaise longue, à se faire bronzer. Les gens sont relaxes. »

La préparation du site, prise au sérieux par les bénévoles, explique aussi l’engoue-ment des visiteurs.

« Dès 5h30 am, nos lève-tôt approvisionnent le site de pêche. Les déplacements sont contrôlés et seuls des véhicules autorisés circulent. C’est toujours un plaisir de déguster un filet de perchaude. J’ai revu des jeunes, les étés suivants, venir pêcher avec leur permis et leur coffre. Ils avaient apprécié la pêche hivernale précédente. »

Des activités pour les jeunes sont en partie financées par l’activité de pêche blanche de Val-Morin. Photo : Serge Saint-Hillaire
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