Pépinière d’Olympiens

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Par Mathieu Laberge
Pépinière d’Olympiens

Acroski Laurentides

Le coup d’envoi des Jeux olympiques de Sotchi sera donné vendredi prochain et s’il y a une discipline où le Canada a d’excellentes chances d’amasser un maximum de médailles, c’est bien à l’épreuve des bosses en ski acrobatique. Et parmi les huit bosseurs canadiens qui seront en action, six d’entre eux ont amorcé leur carrière au sein du programme Acroski Laurentides!

 

Les sœurs Chloé, Justine et Maxime Dufour-Lapointe, Alexandre Bilodeau, Mikaël Kingsbury et Marc-Antoine Gagnon ont tous fait leurs classes dans ce programme qui existe depuis le début des années 1980. Et encore aujourd’hui, la cadence n’a pas ralenti comme en font foi les 160 jeunes de 5 à 16 ans qui s’entraînent aux stations du Mont Saint-Sauveur, Mont-Gabriel, Belle-Neige et Val Saint-Côme.

 

La recette d’une réussite

La question se pose: comment un programme régional peut-il être à l’origine des trois quarts de l’équipe olympique qui sera la plus forte à Sotchi? Pierre Cusson, directeur général d’Acroski Laurentides, croit que tout commence avec un encadrement approprié.

 

«Les athlètes sont bien encadrés et les parents et les commanditaires nous soutiennent. À partir de ça, nous essayons de faire en sorte que ce soit toujours plaisant pour les athlètes. Oui, nous sommes heureux et fiers de voir où ils sont rendus, car ça démontre que notre programme est bon», explique cet ancien enseignant à l’école secondaire A.-N. Morin, à Sainte-Adèle, et qui œuvre au sein d’Acroski Laurentides depuis le tout début.

 

M. Cusson ajoute que le soutien des parents ajoute à la réussite du programme, et pas seulement pour ceux qui atteignent le niveau international. «Les parents sont toujours là, tant dans l’organisation des compétitions, pour recueillir des fonds ou bien siéger au conseil d’administration. Sans leur soutien, nous ne serions pas là. Et en plus, c’est encourageant pour un enfant de voir que ses parents assistent à ses compétitions.»

 

Les jeunes skieurs s’initient au sport grâce au programme des mini-bosses qui est destiné aux 7 ans et moins. «Ils reçoivent tous une médaille. Pour eux, ça demeure un jeu.»

L’autre ingrédient important dans cette recette du succès est le programme de perfectionnement des entraîneurs «C’est un élément indispensable et nous défrayons les coûts de leur formation», ajoute M. Cusson.

 

En plus des six anciens athlètes du programme qui seront à Sotchi, Acroski Laurentides aura aussi trois anciens entraîneurs qui les accompagneront. Et à ce groupe s’ajoute le fils de M. Cusson, Jean-François, qui sera lui aussi du voyage à titre d’entraîneur

de l’équipe de ski slopestyle, une nouvelle discipline au programme des Jeux.

 

Le jeu des prédictions

L’équipe canadienne est la puissance mondiale des bosses. Pierre Cusson connaît ces jeunes depuis qu’ils ont 7 ou 8 ans, alors il est très bien placé pour faire des prédictions. «Oui, c’est certain qu’il y aura des médailles, même jusqu’à trois ou quatre», avance-t-il.

 

Par contre, il ne veut pas se risquer à nommer les noms de ceux qui reviendront au pays avec une médaille au cou. «C’est comme si on demandait à un père de famille lequel de ses enfants est le meilleur. Ça ne se fait pas. Ce que je peux dire, c’est que le meilleur gagne!» conclut-il en riant.

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