Adam Green Le pro skater au grand cœur

Adam exécute un Frontside boardslide au skatepark de Saint-Sauveur. PHOTO : Marc André Lavoie
Adam Green Le pro skater au grand cœur
Thomas Gallenne
Personnalité

Adam Green entre un kickslip, au skatepark à Saint-Sauveur. PHOTO : Marc André Lavoie

Marianne Lair et Adam Green. PHOTO : Marc André Lavoie

Des skaters professionnels, on n’en croise pas tous les jours, en tout les cas, je ne m’attendais pas à en rencontrer un ici dans la Vallée de Saint-Sauveur. Entrevue avec Adam Green, un skater hard core au grand cœur, qui a brulé la planche par les deux bouts…

Adam présente-toi à ceux qui ne te connaissent pas ?

J’ai 36 ans et j’ai skaté toute ma vie et j’ai gagné ma vie à faire du skate. Là je viens d’ouvrir en février la boutique OSS avec un skatepark intérieur, juste au dessus de la boutique Axis, à Piedmont. Mais ma boutique est en ligne depuis quatre ans.

Quelle est la particularité de ta boutique ?

Si je vends un produit, une marque, c’est parce que c’est bon, que j’ai une confiance absolue. Ce que je tiens, c’est fait par des vrais skateurs. On est exclusif au skate et j’adhère aux valeurs de ceux qui fabriquent les produits que je vends. Souvent les jeunes viennent me voir et me demandent :  « Qu’est-ce-que tu suggères? » Je réponds : n’importe quoi dans le magasin. Y a rien que je vends avec lequel je ne me sentirais pas à l’aise. Quand je ne suis pas satisfait avec une marque, je laisse tomber.

Je sens que tu as une philosophie de puriste…

Complètement. Quand un jeune vient avec ses parents, j’explique ma politique de prix. Et je leur suggère de commencer avec ce qui est le moins cher. On est à Saint-Sauveur; partout il y a du vieil asphalte. Ça va abimer tes roues, tes roulements, ta planche. Alors je dis d’aller avec le meilleur rapport qualité/ prix. Quand j’étais jeune, j’avais pas les moyens de m’acheter un skate. J’ai dû travailler. À 14 ans, je « poussais » la crème glacée, ce qui fait qu’à chaque deux semaines, je me payais deux boards, jusqu’à temps que j’ai des commanditaires…

Comment ça aux deux semaines ?

Parce que la paie était aux deux semaines et que je passais un board par semaine! (Air ahuri de ma part. Rires d’Adam) Juste la planche. Soit elle cassait, soit je l’utilisais trop. Ça fait beaucoup de skates dans une vie, je ne pourrais même pas compter! (rires)

Parles-moi de ton rapportau monde du skate ?

Je suis ambivalent. J’ai appris à la dure. J’ai été pro skater, j’avais pas de portefeuille jusqu’à 30 ans. Pas d’auto. On me donnait de l’argent; l’alcool, le party, c’était ma vie. Je vivais l’instant présent en pensant que j’étais spécial. Et un jour, j’ai ouvert les yeux et depuis j’essaie d’inculquer ça aux jeunes. On est tous égaux. Moi mes valeurs sont : être respectueux dans le skatepark, envers les amis, aider les jeunes, ne pas jeter ses détritus, etc.

En revanche, je n’aime pas le mélange de tous les sports en un seul endroit. Je n’ai rien contre les jeunes qui ont du fun. Mais la raison pour laquelle ça s’appelle un skatepark c’est pour les skateboards. Et pour moi, la trottinette, c’est comme le yoyo : c’est une mode passagère.

Je pense qu’en voulant aller trop grand public, on finit par diluer l’esprit du skate. F***k les Olympiques! Je regarde le street league. C’est comme la LNH mais en skateboard street.

Et ton implication ici dans la communauté skate ?

Quand j’ai ouvert mon skatepark, il y a une dizaine de jeunes qui sont venus et ils ont vu des skateurs professionnels et depuis ce sont de vrais skaters. Ils en veulent. Je veux montrer aux jeunes que tu peux te rendre loin dans le skate, ça s’arrête pas juste à 18 ans. Et je veux les guider. Le seul moyen de percer, c’est de bien skater.

www.ossboardsupply.com

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1 commentaire

  1. Adam Green

    27 juin 2018 à 13 h 11 min

    Thank you guys. Much love!

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Thomas Gallenne

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